Cartulaire, pp
6. Marguerite de Raisse, d’après les données ci-dessus, a exercé la charge abbatiale pendant dix-neuf ans, comme le porte la Chronique des abbesses, qui elle-même indique faussement l’année 1436 comme étant celle de sa mort.
abbesse de Flines dans un acte du 12 juillet 1 438, et très fréquemment depuis, en i44i, J 446, i44g, i45o, i45t !, etc. Elle gouverna l’abbaye pendant quarante-quatre ans, donna sa démission vers la fin de l’année 1482, et mourut le i4 juin 1 488 1 2.
Ces données chronologiques, appuyées sur des documents irréfragables, démontrent que les auteurs du Gallia christiana se sont trompés en intercalant dans la succession des abbesses de Flines une certaine Elisabeth qui, d’après eux ; serait mentionnée dans un acte de l’an 1 45 1 . Ce document, qu’ils ne citent pas d’une manière plus précise, je n’ai pu le trouver nulle part, et ce qui vient d’être dit prouve surabondamment qu’il n’a jamais pu exister.
La Chronique des abbesses dit de Catherine de Saint-Génois qu’elle a gouverné le monastère « bien honnourablement et révéremment. en faisant plusieurs grandes et belles réparacions, tant en édifices comme aultrement, en accroissant aussi les rentes et revenues. » Elle a donné en outre « plusieurs beaux et riches joyaulx d’église. » Et le narrateur ajoute qu’elle a été « fort auctorisée et tenue en grant honneur, cremeur et révérence, dont elle est digne de mémoire. »
Cette longue prélature de près d’un demi-siècle fut traversée par plus d’un orage. Qu’il nous suffise de rappeler l’interminable affaire de Barœul, les violences du châtelain de Raches et les procès avec Anchin 3.
Le corps de Catherine de Saint-Génois reposait dans le chapitre, du côté du chœur de la prieure. On lisait cette épitaphe sur son tombeau :
En terre gist soubs cette dure lame Celle qui fut chéens abbesse et dame,
Catherine de Saint-Génois nomée,
Qui xl ans et quatre en bonne famé Tint prélature, et puis de corps et d'ame Résigna et mouru en l’année Mil CCCC IIIIxx deux fois IIII,
Du mois de juin quatorziesme journée.
Dieu si le fasse en Paradis esbattre !
19. — MARIE DU GARDIN (1482-1496) fut élue abbesse de Flines pendant la troisième semaine de l’Avent, en 1482. Elle appartenait à une famille noble qui reçut par héritage de la famille