ES DES SOCIETES SAV ANTES, ETC
BOUVIER (ABBE HENRI), A.||, ne aThorignysur-Oreuse (Yonne), le 17 mai 1860 ; Laureat de plusieurs concours, membre de diverses societes savantes ; historien francais.
Domicile actuel : Thorigny-sur-Oreuse(Yonrie).
Issu d'une famille honorable d'artisans, 1'abbe Bouvier fit ses etudes secondaires sous la direc- ;ion de son cure, ancien professeur de littera- ;ure. II entra au Grand Seminaire de Sens a iix-huit ans et il en sortit a vingt-trois, apres 1'excellentes etudes, pourse consacrer au minis- ;ere paroissial.
Apres deux annees de vicariat, il fut nomme jure pres d'Auxerre, et il commenca des lors a :epondre au gout profond qui le portait vers les jtudes historiques. II consacra tous ses loisirs ion seulement a 1'Histoire en general, mais aux sciences qui s'y rattachent : 1'Archeologie, la Critique des textes. etc. ; puis, concentrant ses jfforts vers un but determine et s'appliquant surtout a 1'histoire locale, il se mit a 1'aire des 'echerches dans les Archives et les grandes Bibliotheques de la region ainsi qu'a Paris.
Sa premiere publication fut un hommage au 3ourg natal, dont il fit paraitre I'Histqire dans .e Bulletin de la Societe des Sciences historiques it naturelles de I'Tonne, annee 1886 (122 pages j-rand in-8). Adoptant le cadre classique pour 5es sortes de monograph ies, il exposait succesjivement les souvenirs anterieurs au xn e siecle, Duis 1'histoire civile, comprenant les seigneurs, es fiefs ecclesiastiques et laiques, la population, es coutumes, enfin 1'histoire de la paroisse. Les eloges accordes a ce premier essai engagerent le jeune auteur a continuer dans cette voie.
Son attention i'ut attiree alors sur une aniienne abbaye cistercienne de la region, dont 'emplacement et les mines appartenaient a VI. Javal, depute, et qui avail ete jadis fondee oar saint Bernard. II en retraea les curieuses mnales dans YAnnuaire de 1'Yonne, 1887 (120 Dages petit in-8), avec plusieurs planches, dont .'une reproduit un Tombeau, avec magnifique Croupe du xvi c siecle, oeuvre des sculpteurs ;royeiis Gentil et Dominique. II y etait expose, jntre autres choses, le puissant essor du travail igricole en France au xin c siecle, qui n'a eu son egal qu'a notre epoque.
Une autre abbaye benedictine, consacree plus specialement a 1'etude, celle de Saint-Pierre-le- ^if, de Sens, tenta ensuite sa plume. Etablie sur ie tombeau de saint Savinien, premier apotre de I'Evangile dans le Senonais, elle eut 1'honneur I'etre aussi le tombeau des archeveques jusqu'au s:i c siecle ; ses chroniqueurs lui donnerent ensuite une certaine renommee, et le nom du tameux Lomenie de Brienne, attache a sa destruction, faisait vivre son souvenir tragique lans 1'imagination populaire. II s'attacha a taire renaitre les principales peripeties de son Histoire qu'il publia egalement dans le Bulletin ie la Societe des Sciences de 1'Yonne, en 1891J; ;214 pages grand in-8, avec plusieurs planches).
DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQ
Ainsi le cercle de ses recherches allait toujours en se developpant. En 1895, la Commission prefectorale du prix Crochot, a Auxerre, mettait au concours ce sujet : Fairc connaUre riiistoirc de I' Assistance publiqne dans le departcment de I'Yonne. ct nolammenl d'un ou de plusieurs etablixscmenfs de bicnfaisancc jusqu'en 1789, cxclusivement. ))
L'oeuvre etait interessantc a bien dcs litres ; il s'y consacra, et, I'annee suivantc, apres les formalites rempliespour ces sortcs de concours, le prix de quator/.e cents francs etait attribue a son travail qui portait en epigraphe 1'instruction de Louis IX a son fils Philippe le Hardi :
Aies le cueur doulx et piteux aux povres
et les conforte ct aide en ce que tu pourras. ;; Cette etude, qui comprenait 242 pages, parut en 1902, dans la meme Revue.
Entre temps, il publiait, outre divers articles de journaux sur des sujets d'archeologie et d'histoire, plusieurs Notices historiques de moindre importance : Hisloire de Moneteau (Yonne) dans 1'Annuaire 1897, et la decouverte
a Villechal, sur la route de Sens a Nogent-sur- Seine, d'uneancienne forteresse de refuge, avec double enceinte et une curieuse entree souterraine, batie pendant la guerre de Cent ans.
Si ces diverses etudes exigeaient de lui un labeur perseverant et inlassable que peuvent seuls apprecier ceux qui se livrent aux recherches historiques, il en etait largement recompense non seulement par les eloges et les encouragements, mais surtout par la jouissance