‹ Histoire de l'Abbaye de SilosChapitre 167 sur 179 · Sur les se()t autels consacrés lors de · texte numérisé non relu

Sur les se()t autels consacrés lors de

la dédicace de l'église en 1088. voy. ce qui a été dit ci-dessus, p. 71-72.

.3. 11 s'agit d'un traité en forme, par lequel Marcos de Garay, sculpteur et ajusteur {escullor y ensemblador), Pedro de Fuerles, peintre et doreur, et Sébastian Garcia, marchand ou entrepreneur {tratante en el rtislro de Valladolid), s'engagent à faire ledit rétable. (Arcfiices de Silos, original, A, xni, lia, suivi de deu.v autres pièces sur le même sujet et d'après lesquelles on voit que le rétable fut exécuté en i(i22, 1()2:5 et 1624). Il devait être (U'né de diverses peintures à l'huile et des statues suivantes : << El Dios Padre, un Salvador, un saa Pedro, un san Pablo, un san Bcnito, una sauta Esc(dastica, un s;in Miguel, un sanlo Domingo de Silos, un san Gregorio, papa. » — Deux de ces statues, sculptées sur bois en ronde- bosse (celles de saint Grégoire et de sainte Schulastique), s(Uit aujourd'hui dans le modeste musée de l'abbaye. La facture en est pas-

PLANS DE I, AltHAVE DK SILOS

on y voyait une statue de saint Sébastien [Arch. de Silos^ ms. 42, fol. {]. — i\utour du sanctuaire étaient rangées les stalles du chœur inférieur ou coro hdjo pour les moines (Ruiz, fol. 17 i), avec un petit orgue (ms. 78, fol. 227).

2. Tombeau de Fernan Ferez de Guzman (voy. ci-dessus, p. 10"), note 2). — Ce tombeau, porté par quatre lions, se trouve aujourd'hui dans le baptistère de la nouvelle église. Il est richement sculpté et surmonté de la statue de l'illustre capitaine. Ses armes représentent deux caldcros ou chaudrons d'or sur fond d'azur'.

3. Chapelle de Notre-Dame. — Placée d'abord sous le vocable de « Nuestra Senora de la Salud », plus tard de « Nuestra Senora del Rosario », celte chapelle fut cédée au XVP siècle à la famille de Torres, comme lieu de sépulture. Les Torres s'engagèrent en retour à payer au monastère une rente annuelle de 9 fanègues de froment et 187 maravédis {ArcJi. de Silos, acte original du 3 décembre io30, A. XIY, ii)]. — La chapelle mesurait dix-huit pieds de large et vingt-, cinq de haut (Déclaration de l'architecte, Ibid., B. lY, 37).

i. Chapelle de Saint-Martin, correspondant à celle de Notre-Dame, dont elle avait les dimensions-. — Cédée au XYI'" siècle à D. Diego

sablement médiocre. — Pour ce travail, 'e monastère promit de payer 4000 réaux ;'i Marcos de Garay et OoOO réaux à Pedro de Fuertes. Le premier mourut peu après avoir achevé soa œuvre et le dernier paiement de son salaire fut remis à sa veuve. Ana de Porlillo (2 décembre 1626). — Lors de sa visite à Silos en 1622, le général de la Congrégation avait permis, pour aider à payer le nouveau rétable, de vendre « el retablo viejo de plata pequeùo y otras alhajas de plala viejas, que son de poco fruto e importancia en la sacristia >> {Arch. de Silos, ms. 48).

1. On sait que, à l'origine du moins, le droit de porter sur son blason l'image du caldero fut réservé aux seigneurs assez puissants pour lever sur leurs terres une troupe de gens armés et les mettre au service du roi. Ils étaient dr-signés sous le nom de seTiores de olla y pendon (seigneur de marmite et de bannière), parce qu'ils devaient pourvoir eux-mêmes à l'entretien de leurs hommes et les conduire à la guerre. C'était quelque chose comme nos chevaliers bannerets de France.

2. En lijuS, un grand rétable fut construit dans cette chapelle. Voici les passages les plus intéressants du contrat dressé en cette circonstance :

« Juan de Rueda e Juan de Salazar, pintores, vezinos de la cibdad de Burgos, etc., se obligaron. . . de hazer en la capilla de Diego Fernandcz Xaramillo, que esta dentro de la yglesia del dicho moneslerio (de Silos), junto a la capilla mayor. de la vocacion de San Martin, un retablo de madera e pintura que tenga de hancho catorze pies e veynte pies de alto, con las ystorias siguientes : Una caja en medio con la ymagen de sefior san Martin a cavallo con el pobre, como le parte la capa, y el remate de la mesma caja las armas del dicho Diego Feruandez Xaramillo : y el san Martin, con su cavallo e pobre, de bulto. Y en el primer banco del dicho retablo très ystorias de pincel de la dicha vocacion de san Martin, con otras quatro a los lados de la dicha caja ; y eaçima del remate otra ystoria, que es crucifljo y Nuestra Seiiora e san Juan. E a los lados del dicho remate dos medios

HISTOIRE DE L ABBAVE DE SILÛS

Fernandez de Xaramillo^ qui y choisit sa sépulture et fit don à Tabbaye de tout son avoir, consistant en une somme de 87G.900 maravédis et en une rente annuelle de 40 fanègues de blé. — Ce Diego s'appelle dans son testament « clerigo, natural del lugar de Quintanaraya, jurisdicion de la villa de Santo Domingo de Silos, capellan del monasterio de Santa Maria la Real de las Iluelgas » [Arcli. de Silos, A. XIY, 17). Voy. ci-dessus, p. 312, Tinscriplion n°78. o. Chapelle de Sainte-Anne. — Le cérémonial de Silos, écrit en 1732, dit au sujet de sainte Anne : « A 2t5 de julio es santa Ana. Despues de visperas segundas de Santiago se cantan otras visperas de santa Ana, en trente de su altar que esta en la capilla de N. P. S. Benito ». A une époque que nous ne saurions préciser, il y avait là un autel de Saint-Gilles et de Saint-Nicolas \ c Antes, este altar era de San Egidio y San Nicolas, cuyas estatuas fueron enterradas, porque eran muy deformadas, y entonces se puso la de Santa Ana [Arch. de Silos^ ms. 22, et Memoriœ Silenses^ t. I, fol. 108). Toutefois, l'église possédait un autel de Sainte-Anne au XIY" siècle. (Voy. la charte du 22 novembre 1312, Recueil, p. 338). La curieuse statue qui représente sainte Anne portant sur ses genoux la Vierge, qui porte à son tour l'enfant Jésus sur ses bras, doit être peu antérieure à cette date.

rfilondos, que tengan la sahitacion de Niiestra Stûora, de pinzel. E todo e?to coiifoniie a la traza que queda firmada de sus nombres eu poder del seiïor abbad. Lo quai tudo a de ser labrado de madera de pinii seca buena, y la ymagen de seùor san Martin a de ser de madera de ni>f,'al, y el cavallu e ixilirc. V en la piiilura. qur a <le ser todd bien, tinrado y estof'ado, y piutado de mui huenas colores y puesto en perriciou a vista de ofiçiales. Y que el prcsçio del pueila llegar hasta dozientos ducados, etc.

« Otorgada en el monesterio del (luerpo Santo de seùor santo Domingo de Silos, a très dias del mes de lienero. aùo de mil! e quinientose çlnquenla e Ires anos. »

Signatures : << Fraler Baktolomeus, abbas Sancti Dominici Siliensis. El dotor Peuez (vecino de Silos). Juan de Rueoa. Juan de Sala/ar ». [Arch. de Silos, acte original sur papier, A. XIV, 17.) — En 1361, l'un de ces artistes, Juan de Rueda, signe un autre conirat, par lequel il prend l'engage-

ment <' de hacer dos puertas para el relicario de este monesterio, guarnecidas por dentro e fuera con sus molduras e con dos ystorias o feguras, e de pintar en el arco donde esta el dicho relicario e poncr uua tabla que tome todo el redondo del relicario, pintando en ella lo que mas convenga, e de dorarla sepoltura del santo abbad lie bienheureux Rodrigue de(îuzman)... En el monesterio de Silos a 5 de... afio de loOt » {Ibid.) — I^a salle des reliques dont jiarle cet acte fut construite jtar ordre do l'abbé Gregorio de Santo Domingo à rC)\v du transept nord (Ruiz, fol. 87.) dans une partie de rancienne sacristie.

1. En 1317, l'autel était sous le vocable du seul Saint-Gilles. (Voy. la charte du 2 août 1317, très importante pour connaître l'état du transept nord à cette époque, Recueil, p. 3il). — Entre la chapelle de Saint-Martin et celle Soint-Gilles se trouvaient les tombeaux de la famille de Rojas transférés ensuite un peu plus loin.

PLANS DE l'.\1!]!AVE DE SII.OS 351

6. Ghapolle et aiilol des Vierges, faisant peiulaiit à la précédente, à l'endroit où se trouve la porte de la sacristie actuelle. — Le récit de la translation de saint Gonzalo (lo78) nous dit que cette chapelle était dédiée « a las once niill virgenes » (ms. M 9). (ieronimo de Nebreda, qui écrivait à la même époque, dit au contraire sous le vocable « de las santas Madalena, Catalina, Marina, Agueda y Barbara )>. Gomme celle de Sainte-Anne, la chapelle des Vierges mesurait « menosdeun semi circulo » (ms. 22).

7. Escalier et portail des Vierges, en face de la chapelle de ce nom, et conduisant du transept méridional dans les cloîtres. — Ce portail dun travail remarquable est la seule partie de l'ancienne église romane qui soit encore debout. Quant à l'escalier primitif, il fut remplacé en 1 oi)0 par celui que nous y voyons aujourd'hui. « Se derribo en diciembre 1560 esta escalera, que por suantiguedad estaba vieja é desgatada » (ms. H9, fol. 2). Au sujet du tombeau de l'abbé Rodrigue de Guzman, qui se trouvait à côté de cet escalier, voyez ci-dessus, p. t03.

8. Autel du Grucifix, au XVP siècle. — « En la testera deste brazo del cruzero (de la epistola) estaba el altar del Santissimo Ghristo » (ms. H 9, fol. 4).

9. Tombeau de saint Gonzalo, découvert en 1578 dans la partie ouest du cloître, transféré d'abord dans la chapelle de Notre-Dame, et peu après en cet endroit. — Sur ce personnage, voy. ci-dessus, p. 293, note. Le tombeau se trouve encore à la même place.

10. Tombeau de l'évêque-abbé Luis Mendez (f 1529\ — Ce monument intéressant a disparu. Voy. ci-dessus, p. 151 .

11. Grande coupole byzantine de forme octogonale et décorée de peintures '. — Gette coupole était fort belle et à peu près semblabe à celle de la magnifique cathédrale primitive de Salamanque, encore debout à côté de la nouvelle l)asilique du XVP siècle. La ressemblance s'étendait du reste à tout l'édihce. On trouvera une vue et plusieurs détails de la cathédrale de Salamanque dans Street, Gothic architecture in Spain, chap. IV, grav. n°' 7 et 8, planche IV.

1. Ces peintures étaient anciennes. — par le peintre Nevado {Arch. de Silos,

En 1632 et 1653, ou fit faire quatre grands « Borrador » ; voy. ci-dessus, p. 174). Ces

tableaux dont trois représentaient Réca- peintures qui, d'après un contemporain,

rède, Fernan Gonzalez et un roi Alphonse semblent avoir eu quelque mérite, se trou-

de Castille (très probablement Alphonse VI) valent placées au bas de la coupole.

-12. Chœur de la chapelle de Notre-Dame. — Il était placé en face de la chapelle, à l'entrée du bas-côté, dans une tribune portée par des arcades à plein ceintre. Un orgue se trouvait dans ce petit chœur ou « corillo » [MfynoricB Silenses, t. I, fol. 108, et ms. 22). Au dessus, d'après le P. Nebreda. s'élevait une petite coupole.

13. Chapelle et autel des Rois [de los Santos Brt/es). Celte chapelle s'appelait aussi de los Castras, du nom delà famille de Castro Glanez, à laquelle les moines concédèrent au XYl" siècle les droits de patronnage et de sépulture '. Elle était, comme la précédente, surmontée d'une petite coupole -.

14. P^scalier tournant ou r^yy/fo/ conduisant à la tour de l'église, lo. Autel de Saint-Benoît, au XVIIP siècle ; auparavant de N. D.

des Douleurs (.Y'"" S'* de las Angustias). La chapelle (transept nord) mesurait 18 pieds de largeur, 3.j de profondeur et 45 de hauteur (Déclaration de rarchitecte, en 1749, Arch. de Silos, B. IV, 37, fol. 17). La statue de saint Benoît, que l'on voit encore à peu près à la même place dans la nouvelle église, y fut mise par le P. Benito Camba, abbé de Silos de 1785 à 1789 (ms. 22).

10. Tombeaux de la famille Velde de la Guerra (XVIL siècle), jdacés derrière l'autel de N'* S""* de las Angustias (voy. le numéro

1. Acte de 155.3 {Arch. de ^ilos, \. XIV. 34). ~ Gaspar Ximenez Otaùez, Baltazar (voy. ci-dessup, page 313) et Domingo do Castro Otaùez dotèrent cette chapelle d'une somme de .'JO.OIIO niaravédis. — Lorsque rancieiine chapelle de los Reyes (que aliora liaman de el Chrislo, ajoute un archiviste du XYIU*" siècle) fui démolie en n.'i'i, la l'imilie de Castro Oianez s'engageaà donner 30.000 rèaux pour sa reconstruction sur l'emplacement qu'elle occupe dans la nnuvelle église. Ihid., k. XIV, 35. — Il semble que la dotation de celte chapelle ne fut payée qu'en 1759 par ses nouveaux patrons qui étaient alors « D. Joseph Joachln del Corral'» et sa femme «doua Theresa Itosolea de Aguirre. » Provisicm royale conlirniant ce palnmat et ilaléedu :>5 janvier n.'il). ]hid.. A. XIV, 3C.). En A. XIII, 2'J et 3!», on trouve plusieurs pièces relatives à cette chapellenie, entre autres une fondation de luf'sses et le testament d'un certain licencié don Dier/o de Corral Ola/lez, qui s intitule " caballero de la hordcn de San-

tiago, del consejo supremo y carnara de Su Magestad y de su real hazienda, alcayde de la fortaleza de la ciudad de Baza » (1655 ; voy. ci-dessus, p. 313, note 2 .

2. Voici une description de celte ancienne chapelle. Nous l'empruntons au manuscrit -l'I des .archives de Silos (Notes sur Silos, par l'abbé R. Echevarria) : « l''renle de la cai)illa de San Martin, debajo del crulerc, haiiia una capilla con su média naraiija de ycso y ladrilln. y el altar hacia el rforte, y la llamabau /« capilla de los Cas/ros ; la que, ;i la [)arle de mediodia, f[ue era la nave mayor de la yglesia, ténia reja, y por esta parte se entraba ;i ella con très gradas de subida dcsde la nave mayor de la yglesia. Por l'rente de la capilla de San ."Martin havia una grada para eulrar y salir a dicba capilla, y esta entrada caya al brazo del crucero del lado del Evaiigelio. Junto al altar, al lado de la Epistola, havia en dicha capilla una puertecita pequefia que daba â un caracol por donde se subia â la torre auligua. »

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précédent). Y étaient ensevelis : Nicolas Yeldc, Maria de la Guerra sa femme \ Fransisco do Salazar leur gendre, Aguslina Yelde de la Guerra leur fille, ainsi (jue la tante, le frère, la fille et la nièce de cette dernière [Arcli. </r Silos^ ms, 64). Yoy. ci-dessus, p. 168, note 1.

17. Tombeaux de la famille Ladron de Rojas, XH"" siècle (Yoyez la charte du 2 août 1317, Hcciifil^ p. 341. Ces tombeaux étaient alors entre la chapelle de Saint-Martin et celle de Saint-Gilles, plus tard de Sainte-Anne).

18. Ancienne sacristie de l'église haute, oi^i se trouvait aussi au XYP siècle le trésor des reliques.

2° l'église basse

19. La grande tour^ dont la masse imposante avait Taspect d'une forteresse. Elle était très élevée et se terminait par une couronne de créneaux, qui furent restaurés en loOo par Fabbé Francisco de Curiel. D'élégantes colonnettes décoraient les angles de celte tour, dont on peut se faire une idée par celle encore debout de l'église voisine de l'abbaye d'Arlanza, qui date du XP ou du XII'' siècle. On y montait par l'escalier tournant signalé ci-dessus et qui ouvrait à la fois dans la sacristie (n° 18) et dans la chapelle des Rois ^n" 13). Cette tour avait été très probablement construite à l'époque de la restauration de l'abbaye de Silos par le comte Fernan Gonzalez, au X' siècle, pour servir de refuge aux moines, dans une contrée trop souvent encore exposée aux incursions des Arabes. Elle fut démolie en 1752. Aurezde-chaussée de la tour se trouvait la sacristie de l'église basse.

20. Le portique, qui formait comme une seconde église, est probablement l'œuvre de l'abbé saint Dominique, et Grimald en fait déjà mention à la fin du XP siècle [Vita heati Doiiiinici, lib. II, c. XL et XLY ; lib. III, c. XLY). Les infirmes qui accouraient au tombeau du saint s'y réunissaient et parfois même y passaient la nuit. Il est plusieurs fois question de ce portique dans les chartes de Silos. On y voyait des statues et de nombreux tombeaux - .

1. Leur fils, Benito de la Guerra, fut dores. Il se trouve aujourd'hui dans le abbé de Silos. Voy. ci-dessus, p. 168. baptistère, en face de celui de Fernan

2. Le seul de ces monuments qui ait Perez de Guzman. Ce tombeau d'un traété respecté est celui appelé de los Salva- vail remarquable esl orné sur le devant

HISTOIRE DE L ABP.AVË DE SILOS

2i. Porlo faisant communiquer le porlique avec la rue principale de Silos. — Cette porte était ornée des statues de plusieurs rois de Castille et d'autres grands personnages, bienfaiteurs de l'abbaye. Elle fut renouvelée en 1712 el les statues disparurent. (D'après les Mcrnonœ Siintses, {. I, fol. 120, et Nebreda.)

22. Porte latérale de l'égiise, ornée de colonnettes et de diverses sculptures représentant des scènes de la vie du Sauveur [Mcmofi.v Silrnsps, t. I, p. 120).

23. Chapelle^ autel et tombeau de saint Dominique. — Le tombeau se trouvait sous Tautel, un peu en arrière, recouvert par une voûte qui le cachait à tous les regards. Au XIIP siècle, Pcro Marin nous parle de Timagc du saint placée sur cet autel ; il ajoute que Dominique apparut à un captif « en aquelia misma ligura que esta sobrel altar, reveslido con sus pan nos blancos, como lo liavia visto aqui (à Silos) muchas veces, i con dos mozuelos con el reveslido » [Mi/rici/Ios^ dans Vergara, p. 142 ; cf. p. 129). Il nous apprend aussi qu'en face de cet autel, vraisemblablement dans le bas-côté sud, se trouvait « el corrilo (le petit chœur) de San Nicolas » (Ibid.^ p. iSo)'. — En {^^T^2^ un moine de Silos, le P. Placido de Guenca, orna la chapelle de fresques qui représentaient les miracles du saint [Àrch. (h' Silos, « Borrador », année 1652, p. 78). Cette chapelle était entourée d'une belle grille en fer forgé, avec deux portes, l'une vis-à-vis la chapelle des rois et l'autre du côté opposé [Arch. de Silos, ms. 44). En 1732, l'autel du saint était moderne et sans grand mérite (ms. 31, fol. 23).

24. Cluipelles du chevet de l'église primitive, avant saint Dominique (VP?-XP' s.). — La chapelle centrale était sous le vocable de Saint- Sébastien, celle du sud de Notre-Dame (?) et celle du nord de Saint- Martin. Les fondements de ces trois chapelles semi-circulaires furent retrouvés lors de la construction de l'église actuelle. Un passage de (irimald semble indiquer (|ue la même disposition existait encoi'c

(if quatre j^^rands écussons lécartclc 1 et t à un Jiifrle épictj-é, 2 et '.\ ;i une fleur de lis) et suriMoulé, sous uue belle arcade à ticrs- |i Hiil. &^ riiiiage du Sauveur assis, avec un chevalier et uue dame (à geuou.K de ctiaque côté. (Voy. le Recueil, p. 2,'), note l, cl p. 38.) Sur le mysférietix personnage enseveli dans ce tomocau, on peut voir Sanduval, Los cinco reyes, t. I, p. 218. Les Memoriw Silenses (t. I, fol. lOo v") en par-

lent aussi. Son identification est toutefois bien loin d'être certaine. Nebreda (dans un passage cité un peu plus loin) dit que ce loœbeau passe pour être celui « de unos cabiilleros anliguos de Polonia ».

1. IMus tard (XV11« et XVIlIe siècle), il y eut un chœur devant la chapelle même du saint, dans le bas côté du nord. On l'appelait «et coro de Santo Douiingo » {Arch. de Silos, « Libre de Depi''silo », ann. 1705).

PLANS DE L'.Mîr.AVË DIÎ SILOS SI

vers 1080 et que le chevet commencé par saint Dominique n'était pas terminé à cette date. Parlant de la translation du saint, il dit : « Intra ecclesiam, ante aUare beati Martini... Iionorilico lumulatum » (dans Yergara, p. 370). — L'autel majeur était assez éloigné du fond de l'abside, de sorte qu'on pouvait sans difficulté en faire le tour. [Mpmoriœ Silcmcs, t. I, fol. 132.)

2o. Portail principal de l'église, qualifié par les Memoiiœ Silcnsrs (t. I, fol. 120) de « porta magnifica et principalis ». Toute la façade de l'église était solidement construite et surmontée de créneaux. Elle dut toutefois être restaurée en 1604 et en 1713 [Libres do Deposito, ad hoc ann.). Un beflroi ou campanille dominait cette façade. — En avant de la porte^ à l'intérieur de l'église, s'élevait, supporté par des arceaux, le chœur principal des moines, appelé el coro alto. Il communiquait aux bâtiments de l'abbaye par le cloître supérieur et ne dépassait pas dans la nef principale les deux premières colonnes. Au-dessus des bas-côtés il s'avançait en forme de tribune jusqu'aux deux colonnes suivantes. Dans l'une de ces tribunes se trouvait un orgue et dans une autre partie du chœur une chapelle avec autel. Ce chœur fut fait par ordre de l'abbé Andrès de Cortazar (lo31-lo46, voy. ci-dessus, p. lo3) et servit jusqu'en 1750.

26. Tombeau de dona Gonstancia. — Sur cette vénérable recluse et son tombeau, voyez ce que nous en disons dans le Beciipil (p. 139- 140) et ci-dessus, p. 302. Au pied de ce monument se trouvaient les fonts baptismaux [voy. p. 110, note 3), et à côté la sépulture d'un certain Juan Perez de Barbadillo.

27. Porte de San Miguel, mettant en communication l'église basse avec le cloître inférieur par une rampe de six degrés. Au XYIIP siècle, cette porte était très simple et sans ornements {Memoriée Sileihses, t. I, fol. 124).

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