‹ Histoire de l'Abbaye de SilosChapitre 76 sur 179 · SAINT-DO.MIMOI K ET SAINT-BEX >1 1 DE SKVIELE · texte numérisé non relu

SAINT-DO.MIMOI K ET SAINT-BEX >1 1 DE SKVIELE

Jusqu'en 1513, il resta soumis aux abbés de Saint-Dominique de Silos. A cette date. Luis Mendez, à la demande du prieur D. Cipriano, consentit à le céder à la Congrégation de Saint-l{enoil de Valladolid, qui se hâta de l'ériger en abbaye. Le chapitre général espérait qu'elle deviendrait bientôt une des phis florissantes de la Congrégation, en raison des trésors que la découverte des Indes occidentales entassait alors à Séville et dont une bonne part était employée en fondations pieuses. Ce fut précisément le contraire qui arriva, et San Benito de Séville (titre donné dès lors à la nouvelle abbaye) devint et demeura jusqu'à la fin un des monastères bénédictins les plus pauvres de la Péninsule'. Il avait toutefois une fort belle bibliothèque, et c'est là que, vers le milieu du XVII" siècle, le célèbre Nicolas Antonio écrivit sa Bibliotheca Hispami, ouvrage d'une érudition surprenante et qu'on ne saurait trop louer K

L'abbaye de San Benito fut ruinée en 1810 par les troupes de Napoléon, Reconstruite cinq ans plus tard, elle subit le sort commun et fut supprimée définitivement en 1835. Depuis quelques années, des religieuses françaises, les admirables Petites-Sœurs des pauvres, l'ont transformée en asile pour les vieillards sans abri. Le vaste enclos des moines est devenu un magnifique bosquet d'orangers, dont les fruits forment le principal revenu de l'hospice \

de hazienda, plata y ormanientos, con condicion que a la nueva Iglesia que se hazia se la dièse el titulo de San Benito, y que se la seûalase para su sepullura la capilla luayor. Por ultimo, dejù al monasterio por heredero de todos sus bienes libres. El emperador hizi'i merced ;i este monasterio de 18 paxas de agua, que para Sevilla fue hazer al monasterio un gran bencficio ».

I. Le P. Iluiz(fol. 160 verso) dit plaisamment à ce propos : " Il eu fut de la maison de Séville comme de ces hidalgos qui n'ont rien à se mettre sous la dent, et qui font sonner bien haut leur titre de don, dans Tespoir d'attirer à eux les faveurs de la fortune ; mais celle-ci, d'ordinaire, se rit de leur simplicité >■. — Sur l'état précaire (pobreza y miseria) de cette abbaye pendant la seconde moitié du XVII" siècle, on trouve une lettre trè=; curieuse du cardinal d'.\guirre dans le

XIXe volume (p. 99) des Archives de la Congrégation de Valladolid.

2. Antonio vécut longtemps avec les bénédictins et était particulièrement lié avec l'abbé de San Benito, le P. Benito de la Serna, doyen de Théologie à l'université de Salamanque, et lui-même homme de grand savoir. Voy. la Censura de histovias fahulosas, publiée par Mayans y Siscar, p. ir, et l'Histoire de la LiLtéralure espa- (/nole de Tiknor, traduite et annotée par .M. -Magnabal, t. I, p. 221.

3. Ce sont les vieillards eux-mêmes qui cultivent le jardin, taillent les arbres et font la cueillette des oranges.— En visitant l'hospice, en 1883, nous avons été vivement ému de voir ces hommes, dont plusieurs ont mené une existence des plus aventureuses et ont même été de redoutables bandits, obéir avec une étonnante docilité et un respectueux empressement à la voix de leurs hermanitas.

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