Fonds cité, carton III, liasse 12, acte de
2 10 llISTOlRr: DE I. ABBAYE DU BRICOT
une charge par trop lourde pour la maison \ En dépit de toute sa bonne volonté, malgré la stricte économie qu'elle apportait dans son administration et dont l'évèque de Troyes, Mathieu Poncct de la Rivière, rendait témoignage -, Marie-Anne d'Auxy craignait de ne pouvoir subvenir à l'entretien de la communauté. Elle avait obtenu du roi, dès la première année, en lui faisant représenter combien l'abbaye était peu en mesure de fournir à ]y|mc ei'F!tampes la pension excessive qui lui était imposée, d'être inscrite pour une somme de 700 livres sur ses aumônes et offrandes. Mais, payée régulièrement en 1740, 1741 et 1742, cette somme ne fut plus attribuée par la suite à la pauvre communauté que partiellement ou pas du tout \ Aussi, en 1743, l'abbesse sollicita-t-elle de nouveau le privilège de pouvoir exiger des dots des postulantes. L'évèque diocésain, qui connaissait les besoins des religieuses, appuya la demande. Il affirme, dans sa lettre, que l'abbaye « est en danger de périr si Sa Majesté ne lui accorde pas la grâce de prendre des dots, soit en fonds, soit en pensions, pour la nourriture et l'entretien des filles
1. On payait aussi une pension de 2 3o livres à une religieuse retirée au couvent des Ursulines de Troyes : « M'"° l'abbesse préfère cette dépense aux tracasseries » {Arcli. départ, de la Marue, série H, fonds de l'ahh. de N.-D. du Bricut, carton IV, liasse 19).
2. Arch. départ, de la Martie, scv'ic \\, fonds de iabbaye de N.-D. du Bricot, CAVUm 1, liasse i, certihcat de 1743.