‹ Histoire de l'abbaye du Bricot en BrieChapitre 189 sur 204 · I. Louis Xlli · texte numérisé non relu

I. Louis Xlli

mal sein, sy mal scitué dans les bois, tellement ruiné et de sy peu de revenus, qu'il [leur] est impossible de subsister. C'est pourquoy elles ont faict sçavoir aux habitans de la ville de Sezanne et faulsbourg d'icelle [le dessein qu'elles avoient d'y tranferer] le service divin de laditte abbaye pour y continuer l'observation entière de la reigle, ce que les habitans ont accepté par acte solempnellement faict en leur assemblée. Veu lequel, le sieur evesque de Troies auroit envoyé sur les lieux [l'acte] de son consentement, en consequance duquel et par ce que les exposantes ne peuvent sans nostre permision s'abituer en laditte ville ou faulsbourgs de Sezanne, elles nous ont très humblement supplié leur voulloir octroyer nos lettres nécessaires.

A ces causes, désirant contribuer de nostre possible à ung sy bon œuvre, après avoir veu le consentement dudict sieur evesque de Troies et ceulx desdicts habittans cy-attachés soubs le contreseel de nostre chancellerie, nous avons permis et permettons ausdittes abbesse, religieuses, et couvent de Nostre-Damc du Bricol-aux-Bois de transférer au lieu qu'elles pourroyent trouver plus commode dans laditte ville de Sezanne ou aux faulxbourgs d'icelle le divin service qu'elles celebroyent cy-devant audict lieu du Bricol-aus-Bois, s'y establir et habituer en lieu convenable et décent pour y faire le divin service comme elles soulloyent faire en l'eglize du Bricol, laquelle subcistera pour y conserver les marques de la pieté des premiers fondateurs, et lesdittes suppliantes [seront] tenues y faire dire quatre messes par quatre jours de l'année qui seront par elles choisis, y compris celle de la feste du patron.

Sy donnons et mandons à nostre bailli de Sezanne ou son lieutenant et à tous nos aultres Justiciers et officiers

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qu'il appartiendra que du contenu [de] ces présentes ils facent, souffrent et laissent lesdittes suppliantes jouir et user plainement, paisiblement et perpetuelement, sans leur faire aucun trouble ny permettre leur estre faict, mis ou donné ores ny àTadvenir aucun empeschement à ce contraire; lequel sy faict, mis ou donné leur estoit, ils remettent le tout au premier estât et deub ; car tel est nostre plaisir.

Et affin que ce soit chose ferme et stable à tousjours, nous avons faict mettre nostre scelà ces dittes présentes, sauf en aultres choses nostre droict.

Donné à Paris, au mois de febvrier. Tan de grâce mil six cens vingt-neuf, et de nostre règne le vingtneufviesme.

Signé : Par le Roy en son conseil,

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