Ibidem
renseignement sur ces deux abbesses, pas plus que sur leur gouvernement et sur les destinées de la communauté pendant leurs règnes. L'obscurité se dissipe en partie avec les abbesses qui viennent immédiatement ensuite.
Anne de Butor, d'une famille champenoise originaire de la Bourgogne % qui apparaît à la tête de Notre-Dame-des-Bois après Réginalde de Danailli -, présida à deux transactions conclues par l'abbaye.
La première eut lieu avec le seigneur d'Esternay. La terre d'Esternay, ainsi que celle du Bricot, avait passé des mains de Marie Beauvarlet en celles de ses héritiers. L'aîné de ses trois fils, Louis Raguier, seigneur de la Motte, qualifié dans un acte de François l" « l'un des gcntilz hommes de nostre chambre », rendit foi et hommage au roi pour la seigneurie d'Esternay, à Amboise, le 8 mars i5i8 ■'. Il s'acquitta de la môme formalité « pour raison de la terre et seigneurie de Bricot » le 22 juin suivant, à Paris 4. Ce fief passa ensuite, en même temps qu'un autre formé d'une portion de la forêt de l'Armée dépendant de la seigneurie d'Esternay, par voie d'échange peut-être ^ à Jean
i . De Caumartin, Procès-verbal de la noblesse de Champagne, p. 2 5.
2. Gallia christiana, t. XII, col. 57g ; Bibliothèque nationale, niss., Collection de Champagne, vol. XLIV, fol. 21 r".