Gall. christ., loc. cit
4. La laniille de Pousse était originaire de Champagne, suivant les uns (De Caumartin, Procès-verbal de la noblesse de Champagne, p. 106), d'Allemagne, suivant d'autres (L. Lalanne, Dict. histor. de la France, p. i523). Les armes des Raguier de Poussé étaient d'argent au sautoir de sable, accompagne de quatre perdrix au naturel {Biblioth. nation., mss.. Coll. de Champagne, vol. XLIV, fol. 22 v). Le titre de marquis n'est donné à Gaspard Raguier que par les auteurs du Gallia christiana (t. XII, col. 58o);
i8o HISTOIRE ni-: l'abbaye nu bricot
bulles d'institution canonique lurent données le 12 juillet iGG<S ', et elle prit possession le 8 octobre suivant '. Le 17 février 1GG9, accompagnée des abbesses de rAbba3'e-au-Bois et de l'abbaye d'Estival, elle reçut, dans l'abbaye du Val-de-Gràce, la bénédiction de l'archevêque de Paris, Hardoin de Péréfixe de Beaumont, assisté de l'archevêque de Sens, Louis-Henri de Gondrin, et de l'évêque de Tarbes, Marc Mallier du Houssay -\
Au moment de l'entrée en charge de cette supérieure, la communauté se trouvait sensiblement plus nombreuse qu'elle ne l'avait été jusque là; mais ses ressources étaient fort limitées. Elles étaient constituées d'abord par des fermes ou métairies, toutes de médiocre importance. Au Bricot, les anciens bâtiments du monastère, avec les terres
de Caumartia {loc. cit.), l'appelle simplement baron de Poussé, et un acte d'hommage au roi où il est nommé, chevalier seigneur de Poussé. Voici, au reste, la partie intéressante de cet hommage, rendu à Paris le 29 avril 1676 : « Nostre bien-aimé Raguier, chevalier, seigneur de Poussé, capitaine lieutenant de la mestre de camp généralle de France, tant pour lui que pour damoiselle Claire Raguier, sa sœur..., pour raison des terres et seigneuries d'EsclavoUes et Putangis..., relevantes de nous à. cause de nostre baronnie de Chantemerlc, à eux appartenantes à cause de dame Claire de Guesdon, femme de feu Gaspard Raguier, vivant, chevalier, seigneur de Poussé, du chastel et desdites terres, ses père et mère » (Archives nationales, P, 167').
1. Gall. clirist., t. XII, loc. cit.; Arcli. départ, de la Marne, ut siiprà.
2. D'après le Gall. christ., loc. cit. ; d'après la Coll. de Champ, [loc. cit.), le y octobre.