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l88 HISTOIRE DE l'aBHAYE DU HRICOT
Une circonstance qui pouvait contribuer à rendre cher aux âmes dévotes le monastère de Notre- Dame-des-Bois, est qu'il possédait plusieurs reliques fort précieuses. Les religieuses y avaient apporté de leur primitive résidence une châsse des reliques de sainte Sotère, vierge romaine martyrisée sous les empereurs Dioclétien et Maximien, en 304. Elles célébraient la fête de cette sainte, non le 10 février, comme le veut la liturgie, mais le i^'*" mai, suivant Desguerrois, parce qu'elles avaient reçu les reliques le i" mai, ou bien peut-être parce que le peuple se rendant en pèlerinage pour les vénérer, on avait reporté à cette saison plus favorable la solennité ' . Ce culte se continua à Sézanne ^ En i65o, Tabbesse du Bricot avait obtenu des religieuses de Montmartre des Porcherons et du Fortaux-Dames, près Paris, de nouvelles reliques : celles des compagnons de saint Denis l'aréopagite, saint Éleuthère et saint Rustique, martyrisés avec lui sur la colline parisienne en 270, et dont les châsses avaient été transférées à Montmartre en ibi'j -. Marie II accrut encore cet inestimable trésor. Elle reçut, en effet, de son oncle l'abbé de Poussé, curé de Saint-Sulpice de Paris, des reliques de saint Prémien, martyr, tirées du cimetière de saint Calixte, et dont le pape Clément IX avait fait présent, à Rome, au duc de Chaulnes, ambassadeur de