‹ Histoire de l'Abbaye du Bricot en Brie (XIIe siècle-1792) [microform]Chapitre 41 sur 194 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

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Bricot nous porte a conclure qu'elle echappait a toute obligation de cette nature.

Le meme pouille est le premier document qui nous revele 1'existence du Bricot comme paroisse, soit que cette paroisse eut quelqu'anciennete deja, soit que sa creation fut recente et due au developpement du village du Bricot, amene, comme en beaucoup d'autres lieux, par le voisinage d'une abbaye. II nous apprend encore que 1'eveque de Troyes etait collateur de 1'eglise paroissiale du Bricot et nous rappelle que celle de Chatillon-sur- Morin avait, ainsi qu'on 1'a vu precedemment, pour patronne 1'abbesse de Notre-Dame-des-Bois, tandis que le patronage du Meix-Saint-Epoing appartenait au chapitre de Saint-Martin de Tours. Les deux premieres paroisses sont donnees comme exemptes de la taxe des decimes '.

Cette date de 1407 evoque le souvenir d'un des evenements de notre histoire nationale dont les consequences furent leplus funestes pour la France et en particulier pour la Champagne et la Brie: le meurtre du due d'Orleans. Une inimitie vioiente etait nee entre ce prince, jaloux de regner seul a la place de son frere, le malheureux Charles VI, frappe de folie depuis 1 892, et le due de Bourgogne Jean sans Peur, qui lui disputait le pouvoir. Des

i. Bricolium [parrochia] : episcopus confert. Castellio : abbatissade Bricolio presentat. Nontaxantur. Mazus Sancti Yspani : capitulum Sancti Martini turonensis presentat. (D'Arbois deJubainville, Ponille dn diocese de Troyes, p. i52 ct 166.)

griefs personnels avaient envenime 1'antipathie politique de ces deux princes, dont les partisans divisaient egalement le royaume, i'un s'appuyant sur la bourgeoisie et le peuple, 1'autre sur 1'aristocratie. Le 23 novembre 1407, Jean se debarrassa de son rival par un assassinat. Mais ce crime ne fit que creuser plus profondement 1'abime entre les deux factions. Sous le nom d'Armagnacs, les amis du due d'Orleans jurerent de venger la victime, et comme ils avaient avec eux le dauphin, ils pretendirent representer le gouvernement regulier. Le due de Bourgogne, etabli a Troyes avec la reine, Isabeau de Baviere, qui le nomma gouverneur du royaume, afficha, de son cote, la meme prevention. Bientot, Paris etant tombe entre les mains de ce puissant seigneur, le dauphin se refugia a Bourges avec son entourage, et il y cut dans le royaume deux gouvernements opposes. Les Anglais avaient profile de I'anarchie pourreprendre 1'offensive : en 1416, ils retrouverent a Azincourt les gloires de Crecy, et, quatre ans apres, ils se rendaient maitres de Rouen.

Les succes inquietants des envahisseurs etaient sur le point d'amener une entente entre les Bourguignons et les Armagnacs, lorsque ces derniers assassinerent Jean sans Peur a Montereau. Tout espoir de conciliation devint des lors chimerique. Le nouveau due de Bourgogne s'unit aux Anglais et conclut avec eux, au nom de I'mfortune Charles VI,, un traite honteux, celui de Troyes, aux termes duquel leur roi Henri V etait nomme regent

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de France, fiance a lafille de Charles VI et proclame heritier du monarque dement au prejudice du dauphin (1420). Le parti bourguignon confondit par la sa cause avec celle de 1'etranger, tandis que le parti armagnac devenait le parti national.

Les villes de Troyes, de Chalons et de Reims avaient, des 1'annee 1417, embrasse la cause de Jean sans Peur. Provins etait tombe au pouvoir des Bourguignons la meme annee l . Mais quelques places moins importantes restaient encore a conquerir aux Anglais dans la Champagne et la Brie. C'est alors surtout que le diocese de Troyes, eprouve deja par la lutte entre Armagnacs et Bourguignons, subit durement la male fortune^de la guerre 2 .

Dans la region qui nous interesse, les Armagnacs occupaient le chateau de Montaiguillon et la ville fortifiee de Sezanne, apanage de la maison d'Orleans. De Montaiguillon, ils inquietaient et pillaient tout le pays environnant, ou de jour en jour couroient tellement que on ne s'i povoit tenir ne labourer 3 , ce qui avait determine la plus grande partie des habitants a emigrer. Mais, en meme temps, dans leurs sorties frequentes, sous la conduite de leur chef le breton Pregent de Coitivy,

1. Poinsignon, Histoire de la Champagne et de la Brie, t. I, p. 3i8-3ig.

2. Le mot est d'un document de 1'epoquc (Archives dc VAube, G, 1 56 1, compte de la fabrique de la cathedrals de Troyes pour 1419-1420, fol. 287 r).

3. Archives departemcntales de I'Aube, comptcs des seigneitries de Pont-le-Roi etde Nogent-le-Roi pour 1419-1420.

ils causaient aux Anglais beaucoup de mal. Aussi le comte de Salisbury, gouverneur de la Champagne et de la Brie pour le roi d'Angleterre, vint-il assieger cette forteresse avec de 1'artillerie. Apres avoir tenu pendant un certain temps, les dauphinois, de'cimes par les maladies et la famine, furent contraints de se rendre; le vainqueur leur accorda la vie sauve (fevrier 1424) *.

La possession de Sezanne, capitale du parti Armagnac dans le diocese de Troyes, avait plus d'importance pour les Anglais. Les habitants s'etaient miz et reduitz en 1'obeissance et subgeccion de Charles VI. Apres sa mort et celle de Henri V, qui survinrent en 1422, Eustache, seigneur de Conflans, et Guillaume Marin, ecuyer du pays d'une bravoure a toute epreuve, s'introduisirent dans la ville avec une bonne garnison. Ils y tinrent le parti anglais en echec jusqu'a ce que le comte de Salisbury et le sire de Chatillon vinrent bloquer la place. Le siege dura depuis Paques jusqu'a la Saint-Jean, du 6 avril au 24 juin 1424. La yille n'avait pas plus de trois a quatre cents combattants dans ses murs, mais ces defenseurs firent une resistance heroi que. En vain Salisbury, apres avoir bombarde la ville, leur propose une honorable capitulation; ils refusent de se faire Anglais. Menaces d'etre ensevelis sous les ruines du chateau qui est mine, ils font

i. Poinsignon, Histoire de la Champagne et de la Brie, t. I, p. 333 ; d'Arbois de Jubainville, Inventaire-sommaire des archives de VAube, sqrie G, 1. 1, introduction, p, vm, note 4, etp. x.

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une sortie menrtriere et desesperee ; mais ils succombent sous le nombre, et Guillaume Marin reste sur le carreau avec plus de deux cents de ses compagnons d'armes. Entres dans la place, les vainqueurs pillerent les biens, outragerent les femmes et demolirent les fortifications. Plusieurs habitants furenttues ou blesses a ce siege. Ils s'etaient, parait-il, montres en grande partie hostiles a la garnison francaise l .

Tels etaient les evenements qui, vers la fin du premier quart du xv e siecle, se passaient presqu'aux portes de notre abbaye. Nous ne savons malheureusement dans quelle mesure elle en fut atteinte. Pendant le siege du chateau de Montaiguillon et celui de Sezanne, qui dura trois mois, il est bien possible que des bandes anglaises soient venues exercer le pillage jusqu'au Bricot. C'est sans doute ce qui fait affirmer a un auteur moderne, depourvu d'ailleurs d'autorite et qui omet d'indiquer la source de son renseignement, qu'en 1428, 1'abbaye du Bricot eut beaucoup a souffrir du passage des Anglais en Champagne 2 . Peut-etre, en realite, perdu dans les bois, loin des grandes voies de communication, le petit monastere eut-il le bonheur

r. Baugier, Memoires historiqnes de la province de Champagne, t. I, p. 372-373 ; Poinsignon, Histoire de la Champagne ct de la Brie, t. I, p. 33g-34o; Simeon Luce, Jeanne d'Arca Domrcmy, prcuves, p. 1 18.

2. BQite\,Recherclies...sitr Esternay,p. 200. Suivant cet auteur, les Anglais, apres s'etrc rendus maitrcs de Sezanne et de Montaiguillon, auraient cnleve Esternay (op, cit,,p. 21, 22).

d'echapper a la visite des redoutables envahisseurs. Mais encore, dans ce cas, que d'alarmes, que de transes, que de terreurs la proximite, la menace perpetuelle de ces gens de guerre, armagnacs, bourguignons et anglais, qui battaient le pays a tour de role, allumant des incendies dont les lueurs sinistres apparaissaient la nuit, ne durentelles pas, a certains moments, causer aux pauvres religieuses, si elles ne s'etaient mises a 1'abri du danger par la fuite?

Quant a ieurs proprietes, on imagine difficilement qu'elles aient partout echappe aux devastations des pillards, tellement, pendant des annees, le pays fut desole par la guerre. La situation que les documents contemporains nous font entrevoir pour le diocese de Troyes est proprement lamentable. Les paysans n'osent plus ni labourer, ni semer, ni meme faire la recolte. Beaucoup perissent, un grand nombre s'enfuient; le sol reste inculte et desert, le pays se depeuple, des villages disparaissent, les uns arsetbrules par la guerre , les autres abandonnes par les habitants l . Le doyenne de Sezanne fut un des inoins epargnes au milieu de ces infortunes 2 . Apres la prise de Sezanne, les Anglais ayant etabli leur domination a peu pres exclusive dans tout le diocese de Troyes, une tranquillite relative s'ensuivit ; mais la situation

1. D'Arbois de Jubainville, Inventaire-sommaire des archives de VAube, serie G, t. I, introduction, passim.

2, Poinsignon, Histoire de la Champagne et de la. Brie, 1. 1, p. 342.

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economique du pays ne cessa d'empirer pendant plus de dix annees encore I . G'est de Jeanne d'Arc que vint la delivrance : la premiere elle rendit 1'esperance et le courage, gages du succes, et le succes lui-meme a ses malheureux compatriotes. Puis le traite d'Arras, en 1485, en detachant le due de Bourgogne de 1'Angleterre, permit a la France de se ressaisir. Elle finit par expulser 1'etranger, auquel ne resta de sa conquete passagere que 1'unique ville de Calais (1451).

Au milieu de tant de troubles, la discipline monastique, atteinte de .relachement depuis la fin du xin e siecle, ne fit partout que dechoir davantage. II nous serait agreable de penser que le Bricot echappa a la contagion generale et sut se garder pur des desordres dont, pendant la derniere periode du moyen age, le clerge regulier donna trop frequemment le peu edifiant spectacle. II nous est malheureusement difficile de conserver des illusions a cet egard. Le relachement penetra aussi au Bricot. L'abbesse qui le gouvernait vers le milieu

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du xv c siecle, Jeanne de la Hure 2 , jeune et vouee a la vie religieuse moins peut-etre par un libre choix que par la volonte des siens et par necessite sociale, commc il n'etait point rare alors,

1 . D'Arbois de Jubainville, Inventaire-sommaire des archives de I'Aube, seric G, t. I, introduction.

2. Les auteurs du Gallia Christiana 1'appellent Jeanne de la Heuse, forme donnee par un de nos documents (Voir plus loin, p. 109, note 2),

compromettait sa dignite et le bon renom de son monastere par de coupables relations avec un habitant du Meix-Saint-Epoing, Deniset Esglantier, et avec un moine, frere Etienne Bonnot, prieur de Valdieu l . L'official diocesain dut 1'admonester par lettres et lui intimer, sous peine d'excommunication et d'amende, de cesser le scandale d'une conduite aussi peu reguliere (1449) 2 . Jeanne de la Hure s'amenda sans doute, car nous la retrou-

1. Prieure dc 1'ordre du Val-des-Choux, fonde en I2i5, au diocese de Troyes, pres de Lachy (Longnon, Dictionnaire topographique de la Marne, p. 278).

2. Archives de'partementales de VAube, G, 4.171, registrede I'officialite pour 1428-1475, fol. 69 r : Veneris [die] post [sanctum] Remigium [3 octobre 1449]. Dictus officialis monuit in scriptis sororem Johannam de la Hurc, abbatissam de Bricolio, ne de cetero conversettir in scandalum cum fratre Stephano Bonnot, priore de Valle Dei, nee etiam cum Deniseto Esglantier, de Ma\o Sancti Ispani, sub penis excommunicationis et C s\plidontm\ t[uronensium]. Que de ce fait et peut-etre d'autres faits semblables la reputation du couvent ait ressenti quclqu'atteinte, c'cst ce dont on nc saurait guere douter. Un document, au reste, en fournit la preuve. II s'agit d'une amende prononcee, en 1490, contre un habitant de Troyes pour insultes a la tresoriere de Notre-Dameaux-Nonnains, qui avait probablement etc religieuse au Bricot : Johannes Colelz, fullo et cardiator, Sancti Nicetii trecensis, prisonnarius fuit carceribus curie trecensis detentus eo quod, ab nno anno citra, dixit et publicavit publice quod domino, thesauraria Beate Marie ad Moniales trecensis erat paillarda ribalda,

. jurando mortem et sanguinem Dei, quodque, a predicto tempore, scripsit contra hostium camere ipsius thesaurarie hec verba : Au bourdiau Bricol; et propter hoc fuit taxata emenda ad unum scutum aitri (Archives de'partementales de VA 1(66,6,4217, registre d'amendes de Vofficialite episcopale de Troyes, fol. 5i r, ad ann. 1490),

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vons encore vingt-deux ans apres a la tete de la meme communaute. On pourrait alleguer a sa decharge, si cela etait une excuse, que, dans la plupart des autres maisons religieuses, il se passait pis. Un proces-verbal, que Ton a conserve, d'une visite pastorale faite, en 1499, P ar Jacques Raguier, eveque de Troyes, dans son diocese, est bien instructif sur cette matiere. Tout pres du Bricot, dans cette abbaye de Nesle-la-Reposte souvent men- -'\A,\ C tionnee ici, le prelat constate que la regie est devenue lettre morte et que le prevot, frere Denis, est le premier a donner 1'exemple de la desobeissance et du desordre des moeurs. Convaincu, dit le texte, manntenuisse in peccato quamdam filiam diffamatam, quam tenuit per spalium quindecim dierum in dormitorio dicte abbatiev, 1'indigne religieux est expedie par 1'eveque ad carceres suos trecenses '.

Une autre consequence qu'eut, pensons-nous, pour notre abbaye la guerre de Cent Ans, ce fut de diminuer notablement ses revenus et d'y reduire le nombre des religieuses. II semble, a partir de cette fatale epoque, que la pauvre communaute ne fasse plus que vegeter au Bricot. C'est a peine si, jusqu'a la fin du xv c siecle, nous decouvrons ca et la quelques rares vestiges de son existence.

En 1467, le pape CalixtcIII (1455-1458) ordonna,

i. Archives ddpartementales de I'Aube, G, 1344. Dans le meme ordrc d'idees, cf. Simeon Luce, La France pendant la guerre de Cent AnSj i' serie, p. go,

en vue d'une croisade centre les Turcs dont le due de Bourgogne devait etre le chef, la levee de declines sur toutes les communautes et personnes religieuses, seculieres et regulieres, exemptes et non exemptes, de lachretiente. Cette fois, nous relevons le chiffre de la taxe de 1'abbaye de Notre-Dame-des- Bois dans le role dresse pour le diocese de Troyes. Elle est fixee a vingt sous. L'eglise du Bricot, ainsi d'ailleurs que celle de Chatillon-sur-Morin, estdonnee par ce document comme vacante ; mais le Meix-Saint-Epoing figure la avec une taxe de cinq sous. Ces chiffres etaient proportionnes a la valeur des benefices l .

En 1462, nous retrouvons les religieuses du Bricot a propos d'un bail qu'elles passent avec deux habitants de Seu, nommes Michaut Perrait et Jean Michaut. Moyennant une redevance annuelle, a leur profit, de quatre setiers de froment, payable a la Saint-Martin d'hiver, soit le 1 1 novembre, elles afferment a ces deux cultivateurs, pour leur vie durant, leurs terres, censes et revenus de Seu et de Chatillon-sur-Morin, representes par des pres, des champs, des bois, des jardins ou des constructions, sans distinction. Mais elles imposent aux preneurs, avec 1'obligation d'acquitter les charges qui pouvaient grever ces immeubles jusqu'a concurrence de la somme de quatorze deniers tour-

i. D'Arbois de Jubainvillc, Pouille du diocese de Troyes, p. 25j ct 260 (pieces justificatives D, M ct N).

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nois de cens annuel, celle d'essarter un demi-arpent de terre chaque annee jusqu'a ce qu'il soit en bon etat. Auxpreneurs sont associes leurs femmes, ieurs enfants etles enfants de leurs enfants. Les enfants, toutefois, s'ils veulent, apres le deces de leurs parents, continuer a tenir ces terres, devront renouveler le bail l . On voit, par cet example et ces details,de quelle facon les religieuses du Bricot, ti la fin du moyen age, faisaientvaloir leurs proprietes.

Enfin, un document de 1'annee 147 1 nous montre 1'abbesse du Bricot, Jeanne de la Hure, exercant son droit de presentation pour la cure de Chatillonsur-Morin, depuis longtemps vacanfe, dit-elle dans la lettre qu'elle adresse a ce sujet a 1'eveque, par le deces du titulaire. Elle propose, pour son remplacement, un pretre nomme Guillaume Verneret, qui, sans doute, etait idoine et fut pourvu de ce benefice 2 .

Apres cette date, une lacune de plus de trente ans s'etend dans notre histoire. A peine connaissons-

1. Archives departementales de la Marne, seric H, fonds de Vabbaye de Notre-Dame du Bricot, carton III, liassc 7. Ce central cst du 3o novcmbre 1462. II y cst stipule encore que les cens, coutumes et autres redevances dues a cause de 1'eglise de Chatillon demeureront au profit de cette eglise.

2. ... Ludovico [Louis I" Raguier, evequ'e de Troyes de i/\.5o a 1483]..., trecensi episcopo vel ejus vicario,.,. Humilis vestra soror Johanna de la Reuse, hnmilis abbatissa Beate Marie de Bricolio in Bosco... Ad ecclesiam parrochialem de Castellione supra Morain... din est et a longo tempore liberam et vacantem per mortem ejnsdem... possessoris, ciijns ecclesie parrochialis presentatio ad nos,collatio vero ad vos abantiqno dignoscnntnr pertinere,

nous, pour cette nouvelle periode de tenebres, le nom d'une abbesse. G'est Louise de Blou, d'une famille vivaroise l , et dont le regne embrasse les dernieres annees tout a fait du xv c siecle (depuis 1497) 2 et une Pl us notable partie du siecle suivant 3 .

dilectum nostrum dominnm Guillelmum Vernereti, presbytentm, exhibitorem presentium . . . duximiis presentandum . . . . Datum Sezanne, sub sigillo nostro et conventits, xx die mail 7474 (Archives de'partementales de la Marne, serie H, fonds de I'abbaye de Notre-Dame du Bricot, carton IV, liasse 8).

1. Louis de la Roque, Armorial de la noblesse de Languedoc, t. I, p. 80.

2. Vers ce temps, la paroisse du Bricot avail pour cure messire Antoine Mathieu. II est mentionne dans les registres de 1'officialite episcopate de Troyes sous les dates de 1498 et de i5o3 (Archives de'partementales de VAube, G, 4217, fol. i65 r et 23o r. Cf. ibid. G, 4187, fol. 137 r).

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