Gallia Christiana, t. XII, col
2. Bibliotheque nationale, mss., Collection de Champagne, vol. XLIV, fol. 22. Par son testament, fait le 21 avril i636, dame Jeanne-Baptiste de Marmier, veuve du vicomte de Saconay, legua a 1'abbaye de dame soeur Paule de Guedon, sa fille aine'e.., i,2oolivres pour estre employees aux batiments de 1'abbaye . Sa succession devait 6tre partagee entre Jean-Baptiste de Guidon, son fils aine, et sa fille Claire, a charge de servir une pension a leur frere Jacques de Guedon, chevalier de Saint-Jean-de-Jerusalem, jusqu'a ce qu'il fut pourvu d'une commanderie, et, s'il venait a tomber entre les mains des infideles, de payer sa ran^on. (Archives departementales de la Marne, se'rie H, fonds de Vabbaye de Notre-Dame du Bricot, carton, IV.)
offrit quatre arpents de bois de haute futaie, & prendre dans la foret de la Traconne, et un denier de 4,000 francs. La ceremonie de la benediction du lieu d'emplacement, accomplie par Rene de Breslay, eveque de Troyes, eut lieu dans 1'annee I638 1 . En presence d'une nombreuse assistance de clerge et de peuple, Marie de Braguelonne et M. de Chavigny, son petit-fils, poserent la premiere pierre du batiment 2 . Jusqu'a ce que 1'edifice termine fut en etat de recevoir leurs sepultures, les religieuses de Notre-Dame recurent du provincial des Recollets 1'autorisation de se faire inhumer dans 1'eglise de ces peres a Sezanne 3 (i63g). L'annee meme de la translation, le 12 septembre, 1'abbesse avait obtenu la permission de se rend re au Bricot, accompagnee d'une ou deux de ses religieuses, pour y recueillir et les rapporter dans le nouvel etablissement, les reliques appartenant a la communaute 4 .
Le couvent de Notre-Dame-des-Bois ne tarda guere aredevenir momentanement assez florissant. Les demandes d'admission affluaient. Pour se perfectionner dans la vie monastique etse rendre plus digne du gouvernement d'une abbaye dont 1'importance s'accroissait chaque jour, comme aussi