ET ACADÉMIE DES SCIENCES
heures portés par nosdits règlements des 26 janvier 1699 < et 16 juillet 1701 *y dont copies sont ci-attachées sous le contre* scel de notre chancellerie^ et que nous entendons être exécutés selon leur forme et teneur. Si donnons en mandebibnt à nos aimés et féaux conseillers^ les gens tenant notre Cour de parlenient à Paris^ que ces présentes ils aient à faire lire^ publier et enregistrer^ et le contenu ^des icelles garder et observer selon sa forme et teneur; car tel est notre plaisir. Et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours , nous avons fait mettre notre scel à cesdites patentes.
« Donné à Marly au mois de février^ Tan de grâce mil sept cent treize, et de notre règne lé soixante-sixième.
Signé: «Louis.
Et sur le repli : « Par le Roi : PHELIPEAUX.
0 Et scellé du grand sceau de cire verte en lacs de soie rouge et verte. »
Registrées, ouï et ce requérant le Procureur général du Roi, pour être exécutées selon leur forme et teneur, suivant Tarrêt de ce jour.
A Pans, en Parlement, le troisième mai mil sept cent treize.
Signé: DoNGOlS.
Registrées en la chambre des Comptes, ouï et ce requérant le Procureur général du Roi, pour être exécutées selon leur forme et teneur.
Ce trente mai mil sept cent treize.
Signé: Noblet.
^ Il s*agit ici du Règlement donné à TAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres.
* Ici y il est question du Règlement donné à TAcadémie des Sciences.
EXTRAIT
DES MÉMOffiES DE CHARLES PERRAULT
1759, ÎB-iS (iiTrellI).
« M. Golbert m'ayant demandé des nouvelles de rAcadémie françoise dans la pensée qu'il avoit que j'en étois^ je lui répondis que je n'en savois point, n*ayant pas l'honneur d'être de cette Compagnie. Il parut étonné et me dit qu'il falloit que j'en fusse. « C'est une Compagnie, ajouta-t-il, que le Roi affectionne beaucoup; et comme mes affaires m'empêchent d'y aller auss souvent que je le voudrois, je serai bien aise de prendre connoissance par votre moyen de tout ce qui s'y passe; demandez la première place qui vaquera. » Peu de temps après^ M. Boileau, frère de M. Despréaux, vint à mourir, tous les Académiciens à qui j'en parlai ou fls parler, me promirent leur voix et me dirent qu'il falloit avoir l'agrément de M. le Chancelier. L'étant allé trouver à Saint-Germain-en-Laye, il me dit qu'il avoit promis la place que je lui demandois à M">" la marquise de Guiche, sa fille, pour M. l'abbé de Montigny; mais qu'il me donneroit son agrément avec plaisir pour la première qui vaqueroit.
A quelques mois de là, M. de La Chambre, médecin très-célèbre et de l'Académie françoise, vint à mourir; toute l'Académie résolut de me nommer à sa place; mais M. Colbert qne dit que je n'y songeasse pas, parce que M. de La Chambre, médecin et fils du défunt, lui en avoit parlé pour son frère, curé de Samt- Barthélémy. Je n'y songeai plus, et il fallut solliciter puissamment presque tous ceux de la Compagnie qui me vouloient nom-
* Voy. ci-dessus, p. 18.