EXTRAITS DES MÉMOIRES DE SEGRAIS
toujours, ce ne sera pas tant par nos soins, que parce que.) C'est dire : s'il arrive qu'il ait le pouvoir de fixer la langue, ce ne sera pas lui qui la fixera. La bonne logique auroit voulu qu'où eût dit : S'il arrive que la langue françoise, telle qu'elle est aujourd'hui, vienne à être fixée pour toujours, ce ne sera pas tant par nos soins, que parce que, etc.
(") Nous sommes.) Lorsqu'un particulier écrit à un autre particulier, il peut finir la lettre partout où il veut. Il peut couper tout d'un coup, et dire : Je suis, sans que cela ait aucune liaison de sens avec ce qui a précédé. Peut-être même que c'est mieux fait d'en user de la sorte, que de s'amuser ù prendre un tour, pour finir une lettre comme en cadence. Mais il n'en est pas de même, à mon avis, quand une Compagnie écrit au Roi. Il faut que tout soit plus compassé, plus mesuré, plus étudié; et que du moins les dernières choses qu'on a dites, aient quelque rapport de sens avec la protestation, par laquelle on finit. Car une fin brusque, et qui n'est liée ù rien, marque de la négligence ou de la lassitude : et l'un et l'autre blessent le respect.
Extrait des lettres inédites de l'abbé d'Olivet1. Nous avons formé un appendice de nos extraits des lettres inédites de l'abbé d'Olivet au président Bouhier. C'est donc à la suite du texte de l'Histoire de l'Académie, avant les pièces justificatives, qu'il faudra les chercher sans tenir compte de nos renvois à ces pièces.