LES VISITES ÉPISCOPALES
fait. Quant à celle de Mgr Panet relative à la porte à percer dans le mur au-dessous de la chaire et à la construction d'un chemin couvert, elle ne fut exécutée que 24 ans plus tard, par M. LaRocque, qui bénit ces ouvrages le 5 décembre 1841.
Vinrent ensuite les évêques de Montréal et autres.
Mgr Lartigue, évêque de Telmesse, et auxiliaire de rÉvêque de Québec pour le district de Montréal, y vint en 1824, et y fit la sixième visite pastorale.
Sachant que Tévêque et ses curés sont solidaires dans Toeuvre pastorale, et ne voulant pas que le prestige de celui de L'Acadie ne diminuât par les plaintes futiles faites contre M, Paquin, le digne curé, dont on demandait même le rappel, Mgr Lartigue confondit publiquement ses accusateurs, après leur avoir demandé des preuves, les traita de menteurs, et renvoya leurs accusations.
Il revint encore, en 1829, pour la septième visite pastorale, puis, en 1832, pour les funérailles de M. Paquin; mais on ne voit pas qu'il y soit jamais revenu, ses infirmités l'en ayant ensuite empêché.
La huitième visite pastorale fut faite par Mgr Gaulin, ancien curé de Saint-Luc, devenu évêque de Tabraca et coadjuteur de Kingston, délégué ad hoc, en 1835. n y fit une ordonnance, le 6 juin, et confirma 666 personnes.
En juin 1841, Mgr Charles de Forbin-Janson, primat de Lorraine et évêque de Nancy et de Toul, en France, y prêcha une grande retraite, en même temps qu'il en prêchait une à Chambly. .
Cette retraite, dont la relation a été faîte dans les
Mélanges Religieux du temps, eut l:>eaucoup d'éclat et fit l>eaucoup de bien. On y accourut même des paroisses environnantes, et l'église ayant été trop petite pour contenir la foule ( le juÎ3é avant même craqué et menacé de s'écrouler), le prédicateur parla de la galerie du presbytère aux fidèles recueillis et attentifs qui couvraient la jilace.
Il y fut distribué plus de 6,500 communions.
*T}n a estimé, — écrivit M, LaRocque aux Afélangds Religieux, — que, le dernier jour, il y avait une assis- '* tance d'environ 7,000 hommes, femmes et enfants. Je " ne sais si je verrai jamais spectacle plus imposaiit '^ (|u' offrait cette multitude silencieuse et attentive, " lorstjue l'l;véque lui adressa, du balcon du presbv- *' tère, SCS dernières paroles, qu'il appela ses derniers '* adieux.''
M;^r ïlf>urget, évêque de Montréal, y fit la neuvième visite pastorale, en 1842, y consacra le maître-autel, iit y cf>nfirma ^>î)0 personnes.
iJeux ans ]j1us tard, Mgr Gaulin y revint et ordonna trois pcres oblats.
xMgr iVincc, évccjue de Martyropolis et coadjuteur de Montréal, fît la dixième visite pastorale, en 1849, puis M;,^' liourget y revint en 1853, 1857, 1863, 1867, et 1871, ])our la visite pastorale; en 1870, pour les funérailles de M. Robert; et, en 1882, pour sa quête en faveur de Tévcché.
Mgr Charles LaRocf|iie, devenu évêque de Saint- Hyacinthe, vint à différentes reprises revoir rancienne
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paroisse, qu'il avait tant aimée, et son frère Basile, qui y demeurait, en particulier en 1868, où il signa un acte aux registres.
Ensuite, Mgr Fabre fit régulièrement les visites pastorales de 1874, 1877, 1881, 1884, 1887, 1890, 1893, et 1896, où il fit, à L'Acadie, la dernière de toutes ses visites pastorales.
Enfin, Mgr Bruchési y vint, en 1900 et en 1903, pour la visite pastorale; en février de 1904, pour Térection du Via-Cruch, dont il donna la première station; et encore en 1906, pour la vingt-sixième et dernière visite pastorale faite à L'Acadie.
" Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.^^^
1 Ps. 117-26.
Plusieurs paroissiens de L'Acadie ont, de tout temps, su faire des sacrifices pour la culture intellectuelle et îTiorale de leurs enfants. Aussi la bonne éducation y prévaut-elle^ et la paroisse a-t-elle donné plusieurs bons sujets au sacerdoce, à la vie religieuse et aux professions libérales.
Comme ailleurs, les plus anciennes écoles primaires valaient, en général, beaucoup mieus que celles de nos jours. Elles étaient alors sous la direction exclusive des pasteurs, qui savaient choisir des maîtres sérieux et chrétiens, capables de donner à leurs élèves une instruction solide et une éducation distinguée*
Plus tard, avec le prélève légal, les écoles primaires passèrent sous le contrôle légalement et pratiquement exclusif des commissions scolaires, composées, souvent, d'hommes extrêmement illettrés, D^oil un choix souvent ridicule des maîtres, et rabaissement continuel du niveau des classes.
^^Dans une campagne, — ^ disait M, le Maire de Montréal, le 5 mai 1905, ainsi que l'a rapporté la Patrie de cette date,— si le curé est écarté de la com- ^' mission scolaire {ce qui est ordinairement le cas), ^^ s'il ne la dirige pas, s'il n'en est pas Tâme, tout y
^^ marche de travers, y ai vu moi-même, à la campa- " gne, des commissions scolaires élues par les contribu- " ables, par des pères de famille, composées, en majorité, " d'hommes qui ne savaient ni lire, ni écrire/' ( Note G à la fin du volume.)
Selon toute apparence, le premier instituteur de L'Acadie a été le sieur Louis Gabouriaux. Il demeurait en cette paroisse, le 26 septembre 1810, où, qualifié maître-d^ école, il assistait au testament solennel de Cécile Smith, épouse de Louis Rémillard, reçu par le notaire Pierre Lanctôt.
.Un M. Hofiey, dit maître-d^ école, et de L'Acadie, y fit baptiser un enfant le 18 novembre 1816.
Joseph Alexandre Sabatté, qui épousa, à L'Acadie, le 3 septembre 1827, Euphrasine Poutre, veuve du docteur Rogers, y a longtemps enseigné. C'était, en même temps, un crieur public et un huissier, qui mourut hôtelier.
11 tenait ses classes dans le haut des Salles-deshabitants, après la construction du presbytère actueL
Pour séparer les filles des garçons dans les classes, comme on essayait de le faire dès lora, selon l'esprit de r Eglise, qui est encore le même (les écoles composées de filles et de garçons s'appelant écoles mixtes), la fabrique, dirigée par M. Paquin, fit construire, en 1828, pour les filles, la maison de pierre qu'elle possède encore à l'ouest du presbytère et sur son terrain, et pour laquelle elle paya 1439 francs de ses deniers.
Sous M. Crevier, les écoles se multiplièrent et firent des progrès. Il écrivit lui-même à Mgr de Montréal,.
le 29 août 1S38, qu'il y avait sept écoles dans sa paroisse, et (jifelles étaient fréquentées par 202 enfants. D'après la lettre de M, Crevier, il y avait deux écoles, au village: l'une au presbytère pour les garçons, tenue par M. Tugault, avait 34- élèves; l'autre, celle des filles, à la maison de pierre, dirigée par Mme Tugault, née Horteiise-Eugénie Bouc, était fréquentée par 25 élèves.' Un M. Berthelot tenait Técole de la Carrière^ et avait 15 élèves.
Une veuve respectable [sic) présidait à Técole du Haut de la Rivière» qui se composait de 12 élèves.
L'instituteur de la Grand'Ligne était Ignace Bemier. '' Il ne fait pas de philosophes,— disait M. Crevier,— ^^ mais il enseigne le catéchisme." Son école était suivie de 51 élèves.
L'école mixte de Benziger, au Ruisseau-de-Bdle-Corne {sic), avait 40 élèves.
Enfin, l^école mixte de François Nicolas, fréquentée jusque lA par environ 25 élèves, était vacante, son titulaire étant en prison à Montréal, accusé de haute traliîson.
Sous \1. LaRoccpie, les écoles progressèrent encore. La fabrique vota 4-00 piastres le 21 janvier 1841, pour la construction d'une école à la Grand^Ligne, aujouririuii de Siunt-Bhuse, et 12 piastres par mois, pour le
ï M. et Xltiie Tugault (nés en France) suivirent ensuite M. La- Rijcque à Saint-leau, où ils n'élevèrent qu'un fils, qai devinf avocat, et qui iiiinirui sans enfant. Mme Tugault, décédée longtemps après 8i>ii époux ^ donna presque tous se^ considérables biens aui Snlpiciens de Montréal, qui ne la connaissaient pas, en reconnaissance de ce 4 ne leurs anciens les avaient protégés, elle et son mari, à Icor arrivée en Canada.
-soutien de Tinstituteur, ce qui fut payé pendant quelques années/
Plus tard, MM. Martineau, Gervais, Duquet, Mau- •cotel, et Liénard enseignèrent avec succès, au village, ainsi que Mlles Poirier, Boire et autres.
En 1907, il y avait encore six écoles dans la paroisse, avec les titulaires suivantes : au village, Mlles Masse et Martin ; en haut de la Rivière, côté est, Mlle Boulerice; à Bon-J arrêt, Mlle I^écuyer; aux Concessions, Mlle Morin; au Ruisseau-des-Noyers, Mlle Sicotte; et à Belle-Corne, Mlle Thérèse Gagnon.
Ces six écoles étaient fréquentées par environ 190 élèves.
Il est sorti des anciennes écoles de L'Acadie, pour les collèges classiques et autres écoles, plusieurs jeunes gens, qui sont entrés plus tard dans les professions libérales, et qui ont fait honneur à leur paroisse natale.
Pour l'exercice de 1907-08, la commission scolaire était composée de MM. Israël Brunelle, président, J.-Bte Déland, Ignace Gélineau, Hilaire Senécal et Maxime Coupai, commissaires, et de M. J.-Bte Brault, secrétaire-trésorier depuis 30 ans.
Les protestants ont aussi une école dissidente.
1 L'emplacement de cette école appartient encore à la fabrique de L'Âcadie.
Les plus anciens marchands et les hommes
fie profession de UAcadie
Les hommes de profession, menant un train de vie plus dispendieux que celui des marchands, et ayant besoin d'une clientèle plus riche que celle de ces derniers, ne peuvent arriver dans une place nouvelle qu^1p^ès ceux-ci et qu'au moment où le nouveau centre cjit déjà fort et bien organisé.
C'est ce qui eut Heu à L*Acadie. Les tnarchands j vinrent d'abord, puis les médecins, les notaires, et mt^nie les t'ivocats.
Le plus ancien marchand de L'Acadie a été le sieur J.-Bte Montséniî? du Biat, natif de Vienne, en France, (|ui, déjà domicile à L'Acadie, s*y maria le 26 sep- 1 cm lire 17H5.
M, jaec pies-Clément Herse y vint ensuite et y fit liMiL:U"nii*s le commerce. C'était un Français» probalik'iiietU un royaliste dégoûté de la Révolution, un vét'ilalile arislocrate, peut-être même un noble; car son aruviUcrie, actuellenient en possession d'un notable du vdl.i^e i\<' X;qiiervi!le, porte des armoiries. Ses cuil- ICres, ctUiv autret^ objets, portent son monogramme mêlé A celui tic Sivu épouse, et un évu surmonté d'une de\tioohétv tenant une clef. Après avoir perdu sa preuûciv é|Hnise. qui lui avait laissé un fils, mort celiba-
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taire, il se remaria, au Canada, à Mlle Marguerite Lacroix, sœur de Paul Lacroix, qui a fait tant de procès-verbaux pour L'Acadie, et de Joseph Lacroix, tous deux de cette paroisse, et d^Hippolyte Lacroix,, de Saint-Charles-sur-Richelieu. Il en éleva un fils, Jacques-Clément, baptisé à L'Acadie, en 1790, et deux filles, désignées plus tard sous le nom de dames Herse^ Mlle Antoinette, mariée au protestant John Richardson, et qui n'eut pas d'enfant, et Mlle Sophie, baptisée en 1794, et qui mourut célibataire vers 1872.
Enfin, l'un des plus anciens et des principaux marchands de L'Acadie a été le sieur Pierre-Louis Girardin, qui, en 1811, épousa Mlle Rosalie Roy, fille du capitaine Laurent Roy.
On croit que le plus ancien médecin de L'Acadie a été le docteur Henry V. Rogers, qui avait été licencié en 1811. Avant lui, on allait quérir des médecins à Laprairie ou à Chambly. Il mourut assez jeune, puisque sa veuve s'est remariée, en 1827, à M. Sàbatté.
Il y avait un autre médecin à L'Acadie, en 1817, le docteur Doucet. Il épousa en cette paroisse, en 1817, une Française, Mlle Julie-Olive Carpentier, du diocèse de New-York, en présence de messire Antoine Martin et de l'honorable Charles Grant. M. Roux, vicaire-général, leur avait donné dispense de deux bancs pour le diocèse de Montréal, et Mgr Connelly, celle de toute publication pour celui de New- York.
En 1818, M. Paquin écrivait à Mgr Plessis qu'il y avait, à L'Acadie, un docteur Doucet marié à une Française.
Après eux vinrent les docteurs Côte et Timoléon OuesneU^ Le docteur Côte, catholique peu fervent, contribua pour IjeaucDup au soulèvement des paroissiens de L'Acadie, en 1837 et 1838, et finit par s'enfuir aux Ktats*Unis, on il devint ministre hérétique, ainsi que l'affirme M. LaRocque dans les Mélanges Religieux, et ou, selon une tradition, il eut une fin bien misérable.
Le docteur Quesnel, au contraire, était un bureaucrate et prêchait le respect des lois. C'était le frère des avocats F. -Auguste Quesnel, député dès 1827, puis membre du Conseil Spéeial^ où, avec Neilson et Cuthbert, il vota contre l'Union des Canadas, et Jules-A. Quesnel, qui plaida coutre les syndics du presbytère en 1822. Les patriotes^ ^^uidés par le Dr Côte, le clerc notaire Demers, et autres, lut ôtèrent sa commission de juge des petites causes ou de magistrat stipendiaire, et firent tant de tapage à sa maison en cette circonstance, que Mme Quesnel, Fia vie Singer, y contracta le germe de la maladie qui la conduisit à la tombe. C'était le père de M. Jules Quesnel , de Saint-Jean, et de Mmes docteurs Basile LaRocque et Moïse Moreau, et de Mme Henri Hamilton, de Montréal. Il avait été licencié en 1822. Après s'être remarié à Mlle Bourgeois, à L'Acadie, il retourna à Boucherville, sa place natale, où il mouinit vers 1865.
Vinrent ensuite les docteurs Walmsley, licencié en 1829, Basile LaRocque, et Guillaume Beaudriau, licen-
1 M. Vital Bourassa, qui l'a bien connu, nous a assuré que le docteur Côte était Canadien français.
Vn M. Quesnel, de Lachine, le docteur Charles Qnesnel, signait Thiéncl. (Dîct. Géu.)
M. ET Mme narcisse BRAUI.T
cîés en 1839. Le docteur LaRocque pratiqua, à L'Acadie, pendant plus de trente ans, et y éleva une grosse famille, dont les docteurs Henri, Emile, et Joseph LaRocque, pratiquant aux États-Unis.
C'était le frère du sixième curé de L'Acadie.
L'Acadie eut ensuite les docteurs Taupier, Coulombe. Sylvestre,... et Lécuyer, praticien actuel.
Au temps des docteurs Quesnel et LaRocque, on ne parlait pas encore d'appendicite, ni de pérityphlite ; mais il y avait bien souvent des inûammations de boyaux. On ne doit pas, pourtant, se moquer du médecin ; mais il le faut honorer, comme le dit rÉcriture, parce qu'il est nécessaire.^
Les notaires le sont aussi, non pour la conservation de la santé ou de la vie, mais pour celle des biens temporels. Leur profession est tout de même, aujourd'hui, bien précaire, en cette province, et nous croyons qu'elle devrait être fusionnée avec celle de l'avocat.
Le premier notaire résidant à L'Acadie fut le notaire Pierre Lanctôt, frère, neveu, ou cousin du second curé de la paroisse, et arrivé pendant l'administration de ce dernier. Il avait reçu sa commission en 1809 et avait d'abord pratiqué à Laprairie, où il fit son premier acte portant minute le 20 novembre 1809^ un acte de vente du capitaine Pierre Pinsonneau, de Saint-Philippe, à son frère Charles Pinsonneau, du même endroit, d'une terre de six arpents de largeur sur trente de profondeur, sise au Rvisseau-la-SalinCy seigneurie La Salle, appartenant au sieur Christophe
1 Honora medicum propter necessitatem. (Eccl. 38-1)
Sanguinet en procès avec le roi. Le notaire LanctÔt vint s*établir à L'Acadie de bonne heure en 1810 ; car il y étfiit déjà domicile, le 12 juin de cette année, où il fit son quatre-vingt-huitième acte. U y deraeurait encore, en 1820, où il fit la requête des habitants des Côtes demandant une paroisse ; mais il retourna pratiquer à Laprairie, où il fit son dernier acte en 1859, Son greflfe est à Montréal,
Le second notaire arrivé à LVAcadie fut le notaire Louis Decoignc, dont le nom patronymique était plutôt Decouagne, et dont les anciens prononçaient le nom comme s'il avait été écrit : Deguâne, Il n'avait été commissionné qu'à l'âge de quarante ans, le 28 avril 1807, et s* était d'abord établi à Saint-Philippe, où il pratiqua jusque vers 1815 qu'il arriva à L'Acadie, où il fit baptiser des enfants. 11 y pratiqua ensuite jusqu'à sa mort arrivée en 1832, du cbolêra-morhiis, laissant de son épouse, Marguerite Bezeau, trois fils, Louis-Mars f^ui lui succéda comme notaire à L*Acadie, Pierre- Théophile, notaire, qui a pratiqué à St-C^^prien, et ThcodoHe, qui n'eut pas de profession, et plusieurs filles, dont Henriette, déjà mariée au notaire J,-Bte Lukin, praticjuant à Saint-C^^pricn, dont elle a été la première épouse; Au relie aussi déjà mariée h un M. Lévesque, et qui épousa ensuite Alexis Duliord dit Lato u relie, de Saint-ficorge d'iber ville, et Mlle Adélaïde, qui mourut la même année (juc son jjèrc, aussi du choléra. Il mourut à 05 ans, et son greffe est à Saintjcaii,
Le troisième notaire de L'Acadie, dont le greffe est aussi à Saint-Jean, fut le notaire Louis- Laurent Ar-
-chambeault, qui avait été commîssionné en 1820, et qui y pratiqua jusqu'à sa mort arrivée en 1859, à 63 ans.
Il était fils de Jacques Archambeault, de la Longue- Pointe, et avait épousé, en 1824, à L'Acadie, Emérentienne Denault, fille d'Hippolyte Denault, de Laprairie.
Il y avait plusieurs amis à ses noces, entre autres le notaire Pierre-Paul Démaray et son épouse, Jovite Porcheron, de Saint Jean,^ le docteur Timoléon Quesnel et son épouse, etc., etc.
Le quatrième notaire de L'Acadie a été le notaire Louis-Mars Decoigne, fils du précédent du même nom. Il avait été commissionné, en 1827, et avait d'abord épousé Henriette-Elmina Hammond, protestante, qui abjura l'hérésie, à L'Acadie, en 1832, et en avait élevé trois filles, Laura, Élise, et Cornélia ; puis en secondes noces, Caroline Auclair, fille de Joseph Auclair, qui lui a survécu, et de laquelle il éleva deux fils, Horace et Melville, qui moururent aux Etats-Unis, comme leur mère.
Le notaire Louis-Mars Decoigne était de haute stature, avait le teint clair, et parlait parfaitement l'anglais. Il mourut de consomption pulmonaire, en 1857, à 59 ans, et son greffe est à Saint-Jean.
Vinrent ensuite le brave notaire Eugène Archambeault, commissionné en 1857, et pratiquant actuellement à Saint-Jean ; le notaire Charles-Thomas Charbonneau, qui pratiqua ensuite à Saint-Jean, où son greffe se trouve actuellement en dépôt chez le notaire
1 Mme Démaraj. par son premier époux, était la mère du Père D. Dandurand. O. M. I.
A.-N. Délaad, et qui monnit vers 1892, laissant son épouse, Marie-Louise Lacroix, petite-fille d*HippolTte Lacroix, frère de Mme Herse; et le notaire Hyacinthe Côté, dont le greffe est à Saint-Jean, second époux de Charlotte Rov, fille du capitaine Pierre Roy, tous deux commissionnés en 1859.
On peut aussi croire qu'il y eut autrefois des àYO* cats résidant à L'Acadie. Da moins, Jacques-Clément Herse, avocat, y fut iohumé, en 1816, à 26 ans, ayant été baptisé en 1790. Il fut, au moins, le premier avocat né à L'Acadie. Il était Tépoux de Luce Robitaille, cotisanguine de cet ancien XJ. Pierre Robitaille, qni arait été curé de Rimouski, de Saint-Philippe, de &. '*- Charles, et de Sainte-Marie-de-Moanoir, et qni ven. it si souvent en visite à L'Acadie. Il laissa deux fines, qui héritèrent des dames Herse, et qni Yécurent au comté de Rouville.
John Lennox, un autre avocat, abjura rhérésie, à L'Acadie, en 1832, à 30 ans, eu présence de messire Etienne Lavoie, qui le baptisa sous condition. D ent pour parrain Patrick Buoklev, écuyer, et ponr marraine, Mlle Marie-Anne Lennox.
Plusieurs sommités ont apposé leurs signatures à l'acte de son baptême.
Lorsque les hommes instrtdts d'une paroisse ont du patriotisme, et qu'ils sont bons chrétiens, ils y penvent taire beaucoup de bien par leur initiative et leurs bons exemples. Si. en outre, ils ont reçu une bonne éducation, ils peuvent aussi beaucoup contribuer au maintien de kl respectabilité et du bon ton.