M. JOSEPH H. ROY
Ancien cultivateur de L'Acadie. Le vrai type, au physique, de la
famille Roy, de cette paroisse
Ayant perdu sa première épouse, en 1808, il se remaria bientôt à Charlotte Dupuis, de Chambly, veuve de François Patenaude, dont elle avait des enfants. M. Henrv fit leur contrat de mariage le 16 janvier 1809. Il en éleva quatre filles ; mesdames Hubert Morin, Pierre Gagnon, Moïse Brouillette (Elêonore), et Vital Lefebvre-Chauville (Théotiste), aïeule de M. l'abbé Eugène Lefebvre, prêtre ; et un seul fils, Joseph Hilaire, communément appelé Jos. Roy,^ qui hérita la belle maison paternelle (en pierres) bâtie par son père en 1805, actuellement possédée par M. Noël Lécuyer, et presque toutes ses grandes richesses.
Une tradition de famille afiirme que les demoiselles Roy étaient spécieuses, et que pour mettre à l'abri du danger ces précieux trésors que le ciel lui avait confiés, leur père les enfermait parfois sous clef dans le haut de la maison ; mais que ces ingénieuses jeunes filles y tinrent tout de même leur cour du haut de leurs fenêtres, et qu'elles se marièrent quand même.
M. Jos. Roy, né en 1819, épousa Jovite Richard ( de Saint-Jean ), dont il n'eut qu'un fils, Hilaire, né vers 1842, et qui n'a pas élevé de fils ; et une fille,. Malvina, mariée à M. Alphonse Decelles, aussi de Saint-Jean. Il épousa ensuite Philomène Binette, en 1859, mais la perdit bientôt et n'en éleva pas d'enfant.
Remarié, le 4 janvier 1860, à Mlle Césarie MoUeur, fille de J.-Bte Molleur, de Saint-Luc, il en eut plusieurs.
1 On prononçait Jos. et non pas Djo.
enfants, dont Arthur, Henri, Arcade, Hector, Marie, Caroline, et autres, qui vivent avec leur mère à New- Bedford, État de Massachussets, où les conduisit un grand revers de fortune.
M. Roy y mourut lui-même en 1898, et y fut inhumé. Il avait été capitaine de milice comme son père.
Mme JOSEPH H. ROY Née Césarie MoUeur