‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 103 sur 280 · LIVRE PREMIER. — PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — PÉRIODE

de fer sur routes, avec traction de chevaU soit de bateaux. Les produits déversés constituaient c un excellent engrais » ; on eut facilement utilisé les retours, en conduisant des pavés ou matériaux de construction ; ces deux avantages paraissaient à Chabrol suffisants pour servir d'appât et tenter la spéculation financière (905). Pour préparer les résultats espérés, il provoqua, sur Téloiguement des dépôts, une résolution (906), qui resta sans suite, parce que l'assemblée municipale n'avait pas eu à statuer sur les moyens d'exécution ; or, le Conseil d'Etat fit remarquer que, dans de telles conditions, l'autorité supérieure ne devait pas intervenir, car la Ville pouvait librement procéder à des enquêtes ; une ordonnance royale était inutile et prématurée, pour consacrer le principe des translations; elle n'aurait eu d'objet qu'en portant sur des terrains connus (907).

SECTION VI Abattoin

Quoique projetés, depuis 1807, dotés avec les produits nets que fournissait la caisse de Poissy, les abattoirs n'étaient, ni ouverts, ni terminés, en 18i/*.

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Cependant, on ne se fit pas scrupule d'occuper les terrains où ils devaient s'élever, sans avoir préalablement indemnisé les propriétaires (908).

Chabrol eut à régulariser cette situation et à réunir des ressources extraordinaires (909), pour terminer promptement une opération à laquelle il attachait, comme le Conseil municipal, une grande importance.

C'est en 1818 qu'eut lieu la mise en activité de ces établissements, dont le chevalier Bruyère, directeur des travaux de Paris, s'occupa, d'une manière très heureuse, pour l'agencement intérieur (910).

Les cinq abattoirs couvraient ensemble une surface de 156.500 mètres, dont 43.000 bâtis ; ils avaient coAté environ 900.000 fr., pour les acquisitions, et 17 millions pour les travaux (911).

Mais, il y eut des reventes qui atténuèrent le montant net des sacrifices; ainsi, la Ville put disposer de vastes zones restées sans emploi, pour l'abattoir Rochechouart (912).

SECTION VU Inhumations

Des quatre cimetières parisiens décrétés, sous le Consulat çt l'Empire, deux seulement avaient été

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mis en activité avant 1814 : c'étaient ceux du Nord et de TEsl, qu'il fallul, bicntôl, agrandir (913).

Quelques années après s'ouvril la nécropole du Sud (ni4), qui remplaça celle de Vaugirard, dont la fermeture fut ordonnée (915).

Chabrol proposait aussi de terminer le périmètre du cimetière projeté au Sud-Est, afin, notamment, de supprimer le champ d'inhumations dit de Glamart (916).

A la suite des agrandissements réalisés, et pour tenir compte des quartiers neufs dont la formation avait accru le nombre des habitants à la périphérie, le préfet de la Seine dut répartir, sur d'autres bases, les circonscriptions des lieux de sépultures (917).

H coordonna des règlements antérieurs sur la police des cimetières (918), et fit sanctionner, par le |K)uvoir central, les dispositions adoptées (919).

Désireux de rendre un public hommageau dévouement des Filles de la Charilé, dont le concours était acquis à la population pauvre, dans les écoles, les hôpitaux, les hospices et maisons de secours, le préfet de la Seine, avec Tcassentiment du Cion8eil municipal, décida que ces religieuses, après leur décès, recevraient, à titre gratuit, de la Ville de Paris, une sépulture temporaire mais séparée (920).

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SECTION VIII Travauz de Paris.

Malgré les charges de la première invasion, Chabrol, en présentant le budget de 1815, estima qu'on ne pouvait, c pour des raisons politiques et humanitaires >, suspendre les travaux commencés sous TEmpire; il avait inscrit, à cet effet, des crédits atteignant un total de 1.266.000 fr., que le Ministre de rintéricur éleva jusqu'à 2.100.000 fr., soit en plus 834.000 fr., qu'il s'engageait à faire payer par son département (921).

Sur ces entrefaites arrivèrent les Cent jours ; quoique le retour de l'Empereur n'eût pas augmenté les ressources, Carnot, s'adressant au chef de l'Etat, disait:

« V. M. veut que les travaux commencent, dans Paris, à compter de demain lundi, et que je lui fasse, aujourd'hui, un rapport sur les travaux qu'il convient de reprendre les premiers, en donnant la ^préférence à hUililé. Elle désire qu'on y dépense 400.000 fr. par mois, pendant les neuf derniers mois de Tannéei savoir:

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