Délibérations de 1856 citées à la note précédente
794. Gustave Bienaymé, op. ciL — Ne pouvant reprodaire, année par année, les chiffres instructifs contenus dans cette étude, nous nous bornerons émettre en regard, pour diverses denrées, les prix payés, en 1852 et 1859, par des établissements publics jouissant de rabais sur les prix de détail :
.-^[^ïï^îiî^ Volaille PoiMon
boDcEërié porc gibier fraii Huîtres Œufs Fromages
le kil. le kil. le kil. le kil. le 100 le 1000 le kil.
1868 Ofr.W lfr.41 lfr.51 Ofr.66 2fr.27 47 fr. Ifr.l3
1859 Ifr. lfr.80 irr.95 0fr.90 4fr.35 58 fr. Ifr.SO
Taax des augmen- Utions 8 0/0 27 0/0 290/0 36 0/0 87 0/0 23 0/0 32 0/0
795. Plus-value dans le montant des ventes en gros effectuées aux Halles centrales (1852-1859) :
Volaille .-^.JÎISÎÎÎÎi*--et gibier eaa douce marée Huîtres Œoft Beurre
Il y a lieu de remarquer, en ce qui concerne les deux derniers articles, qu'une partie notable des produits apportés aux Halles sont réexpédiés hors Pàris.de sorte que la mesure de l'augmentation constatée, dans Timportance des ventes, ne correspond nullement à celle qu'a éprouvée la consommation locale ; la progression brusque qu'on relève, d'une année sur l'autre, a eu pour cause l'ouverture de nouvelles voies ferrées facilitant les envois.
796. Les comptes de la Ville de Paris n'indiquent pas les quantités de comestibles sur lesquelles ont été perçus des droits ad valorem ; pour rendre les chiffres comparables, il faudrait être à même de les ramener à t unité de prix^ en éliminant ce qui représente la part du renchérissement pour les années postérieures à 1852 ; cette opération effectuée, il resterait encore à nâettre la plus-value en regard de Taugmenta-
UVRË IL -. PÉRIODE 1830^1870 «79
tion sorrenue dans le nombre des habitants de la capitale. Mais, les éléments font défaut, afin de procéder avec exac^ titude à un pareil calcul ; les données fournies, par la statistique, ne donnent pas une approximation suffisante pour permettre d'énoncer ici des chiffres précis ; néanmoins, les résultais auxquels on aboutit, avec des formules empiriques, tendent à établir que la plus-value mise en relief, dans les comptes, est factice, en tant qu'on voudrait y voir la preuve d'une plus large consommation, par tète d^habitant.