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LIVRE SIXIÈME. 179 plus d’exactitude l’état des affaires, avançait vers la capitale avec beaucoup de lenteur et de circonspection. Des négociations s’entamèrent entre tous les partis. L’incas s’y conduisit avec beaucoup d’adresse. Il s’efforça d’abord de gagner l’amitié d’Almagro; mais, après plusieurs tentatives sans succès, désespérant de former jamais une union sincère avec un Espagnol, il l’attaqua par-surprise avec un corps nombreux et choisi. La discipline et la valeur des Espagnols triomphèrent. Les Péruviens furent repoussés avec une si grande perte qu’une grande partie de leur armée se dispersa et qu’Almagro put s’avancer librement jusqu’aux portes de Cusco.
Les Pizarre n’ayant plus à combattre les Péruviens portèrent toute leur attention sur ce nouve ennemi et prirent des mesures pour lui fermer l'entrée de la capitale. Cependant la prudence a pêcha pendant quelque temps les deux partis de tourner leurs armes l’un contre l’autre, tant qu'ils furent environnés d’ennemis communs qui se seraient réjouis de leurs pertes. On proposa diftérents plans de conciliation. Chacun des chefs s’efforçait de tromper l’autre on d'attirer à soi ses soldats. Le caractère ouvert , affable et généreux d’Almagro lui gagna plusieurs partisans des Pizarre, révoltés des manières dures et impéricuses de ces chefs. Eucouvagé par cette défection, Almagro
IL prend ] Possession de Cusco.