W. An. II, Richter, t. II, p
par le dessin les résultats de la dissection, pour rendre ces résultats accessibles aux personnes qui n'auraient ni Toccasion ni le courage de se livrer à l'étude directe des cadavres. Ici, il nous trace en termes brutaux, mais singulièrement expressifs, les conditions dans lesquelles devait alors travailler un anatomiste partageant son logement avec « les corps écorchés et décharnés et épouvantables à voir^ ».
Léonard de Vinci nous apparaît donc comme occupant une des premières places parmi les hommes de science qui présidèrent à la renaissance de Panatomie aux XV® et xvi® siècles, à côté des anatomistes médecins, tels que Benevieni de Florence (mort en i5o2), Achillini (1461-1512), Benedetti (mort en i525), Zerbi (mort en i5o5) et Berenger dcCarpi (1470-1550), dont l'histoire cite plus spécialement les noms comme anatomistes, parce quMls furent en même temps des médecins célèbres-. Et nous ne saurions mieux terminer cette étude sur Léonard de Vinci qu'en reproduisant ici le jugement porté sur ses dessins anatomiques par William Hunter, qui fut, au siècle dernier, un des plus grands chirurgiens et des premiers anatomistes de PAngleterre. « Je m'attendais à trouver dans les dessins de Léonard de Vinci tout au plus les indications anatomiques qui sont indispensables à un peintre pour la pratique de son art. Mais, à mon grand étonnement, j'ai constaté que Léonard avait étudié Panatomie dans son ensemble et avec une grande profondeur. Et quand