Marquis MONTI (Charles-Armand), 28 aVril
Le comte Magalotti (1), capitaine aux Gardes Françaises, reçut de Louis XIY, le 27 mars 1671 , une commission qui l'autorisait à lever un régiment d'infanterie en Italie et en Piémont. Avant la fin de l'année, Magalotti amena en France un superbe corps de 27 compagnies de 204 hommes chacune. Louis XIV le voulut voir et en fut si satisfait qu'il
(1) Le Comte Magalotti posséda, en même temps que le régiment Royal-Italien, la charge de lieutenant- colonel des Garde» Françaises.
lui donna à- l'instant le titre de Royal-Italien et voulut qu'il fut habillé uniformément de la couleur de l'habit qu'il portait ce jour-là, c'est-à-dire d'un brun café, qui resta jusqu'au milieu du xvm* siècle une des singularités qui distinguèrent ce régiment. Celui-ci reçut en même temps des drapeaux d'ordonnance dont ehaque carré était partagé en deux triangles , l'un cramoisi et l'autre brun. Les croix du drapeau cblonel et des drapeaux d'ordonnance furent plus tard semées de fleurs de lis d'or, comme celles de tous les régiments royaux.
Royal-Italien fit ses premières armes en Hollande, en 1672, sous les ordres du prince <Je Condé, Jl servit à la prise du fort de La Lippe de Wesél, de Nimègue, de Grave, de Rommel et du fort de Loowestein. 11 se trouva aussi cette année au secours de Woërden et & l'attaque du fort d'Arosyden. H suivit, au mois de décembre, le duc de Luxembourg dans sa fawause expédition de Badjegr^ve et Swamitt^am, et fort entité mis en garnison à Kampen. IL demeura «feus eetle pkce pendant toute la campagne de 1§73, et , lorsque l'awnée fraj&çaiae- dut éva-. cu#r la Hollande , reçut l'ordre- d'en ruiner les fortifications. U quitta Kâmpen le i& décembre , faisait sauter carrière lui le pool de l'YsseJ , et se retira à Arnheim. Il évacua celte dernière ville en mars 1674, occupa pendant quelque temps Thiel et se mit enfin en route pour joindre l'armée du prince de Gondé. 11: la rallia , le M août, sur le champ de
balmlle deSéneffetprit pavt aux dernieF* épisode de cette sanglante affaire.
Le régiment continua de servir en Flandre en 1675 : il fit Tannée suivante le siège c}e Çondé et couvrit les opérations de celui de Bouchain. En 1677, il élait au corps d'armée du duc d'Orléans ; il fit le siège de Saint-Omer et combattit vaillamment, le 1 1, avril, à la bataille de Cassel, où il était en deuxième ligne, Le lieutenant-colonel de Yillars. et un ljeu tenant y furent tués. Les capitaines comte de Serravalle , marquas Rosa et de Suce y , quatjre lieutenants et deux, enseignes y firent blessés. En 1 678 , Royal-Malien contribua à la prise de Gand et d'Ypres et assista à la bataille de. S^int-Denis. Eh janvier 1.679, il subit à Valenciennes, où il éteit en garnison, une réforme de 1,000 Sommes, et fut réduit à 1 2 compagnies..
Eft 1680 , le régiment était en garnisQn àLjLUe: il y fu4 passé en revue le 1 er août par Louis Xiy. En 1683 et 1684, il fit partie de l'armée de Flandre et cquyrit.le siège de Luxémbourg.
H. servit encore en Flandre, en 1689, sous le maréchal d'Humières et se trouva au combat de Walcourt. 11 commença la campagne de 1690 sur la Moselle, mais il retourna bientôt dans les Pays-Ras et combattit aV ec une rare valeur à Fleurus. L'en,-? seigle AJibergotti, depuis lieytenant-colonei, y fut blessé! L'année suivante , Royal- Italien fit le siège de Mons et assista au combat de Leuze \ il activa la, ca^npagrie au, camp de Gerfon.taine et çrfa ses quartiers
d'hiver à Dixmude. La campagne de 1692 fut glorieuse pour le régiment. Il prit part à la difficile conquête de Namur et de ses châteaux , et fut en grandé partie cause de la victoire de Steenkerque. On sait que le maréchal de Luxembourg fut ce jourlà complètement surpris et que deux régiments, Champagne et Bourbonnais , qui étaient en avant, faillirent être écrasés. Royal-Italien arriva le premier au secours de ces troupes compromises, défila fièrement sous le feu de l'ennemi, vint prendre son poste de combat à la droite de Bourbonnais, contint les Alliés qui se croyaient déjà sûrs de la victoire , et donna le temps à Luxembourg de faire ses dispositions. Au plus fort de la lutte , le régiment eut encore la gloire de dégager les dragons du Dauphin qui se trouvaient complètement cernés par les troupes anglaises. Royal-Italien eut huit officiers blessés dans cette affaire : vingt soldats y perdirent la vie , et cinquante autres furent blessés. En parlant de lui dans son rapport le maréchal de Luxembourg s'exprimait ainsi : «Royal-Italien , aussi bien que Royal-Comtois, firent tous deux ce qu'on devoit attendre de braves régiments. »
En 1693, Royal-Italien combattit à Neerwinden , où le capitaine Albergotti reçut encore une blessure dont il demeura estropié, et fit le siège de Charleroi. 11 passa l'hiver à Valenciennes et , en 1694, il fut transporté en charriots au fameux rendez-vous de l'armée au pont d'Espierres. Il assista, en 1695, au
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bombardement de Bruxelles et servit aux sièges de Dixmude et de Deynse. Ii fît avec Lyonnais les deux campagnes suivantes, prit part, en 1697, au siège d'Àth et fit partie, en 1698, du camp de Compiègne.
Royal-Italien retourne en Flandre en 1701, et se trouve en 1702 à la défaite des Hollandais sous les murs de Nimègue. En 1703, il passe à l'armée d'Allemagne et sert aux sièges de Brisach et de Landau. Le 8 novembre , il emporte avec Touraine une contre-garde de cette dernière place, et le 1 5 , il combat bravement au Speyerbach. Au commencement de 1704, il fait partie du camp de Neerhespen commandé par M. d'Artagnan et , au mois de mai , il passe en Flandre avec ce général pour renforcer l'armée du général espagnol marquis de Bedmar. Il sert en 1705 à l'armée de la Moselle. Retourné en Flandre en 1 706 , il fait des prodiges de valeur le 23 mai à Ramilies et sauve par son énergie la brigade de Picardie. Entré dans Menin après cette défaite, il défend cette place jusqu'au 13 août, et après la capitulation il se retire à Douai où il passe l'année 1707. L'année suivante , Royal-Italien se trouve au combat d'Audenaërde, et, pendant le siège de Lille, il demeure au camp de Pottes commandé par le chevalier de Croissy. En 1709, le régiment embrigadé avec Royal, fait partie d'un corps séparé commandé par son colonel-lieutenant, le comte
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Àlhergotti (1). Le 24 juillet* se* grenadiers attaquent l'abbaye d'Hasuon et l'emportent , mais le chevalier Albergotti, son lieutenant-colonel, y périt dès lé commencement de Faction (8). Le régiment fait encore de merveilleux efforts à la grande journée dë Malplaquet et se retire ensuite à Doutai , dont la magnifique défense en 1 7 10 est la plus belle page de l'histoire de son chef, le comte Albergotti , un des meilleurs officiers de Louis XTV.
En 1711 * Royal-Italien , de brigade àvec Royal- Vaisseau* , se trouve à l'attaque d'Arleux et à celle du camp d'Hordatn; et, en 1742 > il contribue à la victoire dè Denaàa et à la reprise de Douai , du Quesnoy et de Bouchain. Passé eh 1713 à l'armée du Rhin, il sert aux sièges de Landau et de Fribourg. Pendant ce dernier siége> il campe avec Piémont sur le Roscof et trouve l'occasion de se signaler. Le 9 octobre> vers le soh% à l'attaque du château, les assiégés font sortir 400 hommes qui se forment derrière la redoute de l'Escargot et marchent droit à la sape de gauche où étaient lès grenadiers des régiments Royal- Italien, de Sparre et de Bu&ey soutenus par des piquets. L'ennemi, ayant J'avantage du terrain, oblige
(4) Le comté Àlbergotti, enseigne au corps à sa création, était neveu èà comte Magalblti ;M devint lieutenant-colonel 17 janvier 4678-, brigadier 40 mars 4 690 , ïnaréchal de camp 6 juin i<694 et liiutenant-général 29 janvier 4702. H avait en même temps une compagnie anx Gardes Françaises.
(S!) Jacques AlbèrfcôUl , enseigne en 4*689 , majttr 25 mars 4*97 , brigadier 26 octobre 4704 et fteuteuant^kmel « mai 4708.
DE L'ANCIENNE WAtfttÈRIE FRANÇAISE. ^
«fabord les 'grenadiers & reculer, et Oe 'trouva un instant maître de 'la tête âe là sàps, mais Royàl- * talien arme et les ctiasSe. Les ïttipérraux reviennent deux fois à la charge, et chaque fois ils échouent devant rênergiqtre contenance du rëgïment àù\ l& Tejtftc eirfrn dans la plate.
Royal-Italien fut appelé en £t Ï7ài aux cawips assemblés sur ta rivière dè «atnbre ët fît sur le Rftin les trois campagnes flè là guerre de la succession de ïotogùe. il se fît tfemarquter âjj cûttftat de Klàusen ff).
PétidanUes ifeux premières annéfes de là gtferr* fie la succession cTAu'Wéhe, tttfyal4ta , Iieïi fit -partfé •dè l'armée d'obsèrvatton de Flandre, tn tL 'fut mvojé sur 'lè fthni^rarrtrëè du mârèéhàl 'dé l^oaiflés-èt ftit t&tltonfié au thtfo'àè rnai à Frfeurïrfhlîïleldel Eppèlheiftientr* teRhfintftIe'Netikér. t ll quitta «ps postes lie 14 juin ptlfar àiler au^devarft dé farinée de 'Bavière et , à son arrivée à Eorftûwerth , il fut dfrigé sur fngofstadt. fl rentra en France au mois dejulllét, fdt d'abord cantonné avec Champagne à ^cflmar, pute à Nambsncitn , et finît 'la campagnte au
(i) régiment était «lors eoramaadé par le marquis Montit nommé brigadier K février 1719,, maréchal .de cam,p 13 février 1734 en lieutenant-général 4 juin (136. Son successeur, le prine* de Carigniin, Avart obtenu tPttmblée'le grafde dte'Kteuttéant^énéral le l #r novembre 1723. Au grince de Carignan succéda le marguit Monti , fils du précédent, entré au corps comme enseigne en 1738, lTrigti(K«cl* rl |anvièr 17*8 , mâfèclriHïhi c*DTp^3 jiiitttt fH&ef IfouteDânt-généralWjdîHm f
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camp de Chalempey. Au commencement de 1 744 , renforcé par 300 recrues récemment arrivées de Marseille , il fut d'abord jeté dans Strasbourg pendant les premiers moments de l'invasion de l'Alsace par le prince Charles ; il contribua ensuite à la reprise de Weissembourg et des lignes de la Lauter, combattit avec Picardie à Augenheim et servit au siège de Fribourg, où, le 9 octobre, il participa à l'attaque des angles saillants du chemin couvert. L'année suivante, il fut appelé en Flandre après la bataille de Fontenoy, servit au siège d'Ostende où le lieutenant La Bastide fut blessé , et revint ensuite en Alsace où il demeura toute l'année suivante en garnison. Il quitta ses quartiers en décembre 1746 pour aller renforcer l'armée des Alpes. Il contribua en janvier et février 1747 à chasser les Autrichiens de la Provence et s'embarqua le 18 mars à Marseille pour passer à Gênes. Porté à deux bataillons le l" juillet, il prit, sous les ordres du lieutenant-colonel de Belleval (1 ), une part très-active à la belle et pénible défense de Gênes. A la fin de cette année , il fut mis en quartiers d'hiver à Voltri avec Royal-Comtois et Royal-Bavière. Ce poste fut attaqué le 18 février 1748 par les généraux autrichiens Nadasty et Batthiany, qui le cernèrent avec 4,000 mille hommes et quatre canons. Le détachement, qui gardait le poste de
(i) Jules-César Raulin de Belleval, enseigne en 1711 , lieutenantcolonel 4 février 1746 , brigadier 10 mars 1748.
Nielle , céda devant des forces trop supérieures, mais les Impériaux trouvèrent une résistance héroïque dans les défenseurs du poste des Capucins. Ces braves repoussèrent toutes leurs attaques pendant six heures et donnèrent le temps au duc de Richelieu et au marquis de Chauvelin d'arriver à leur secours avec huit bataillons. Les Autrichiens se retirèrent après avoir perdu 500 hommes. La paix s'étant faite, Royal-Italien vint par mer, au mois de novembre , de Nice à Antibes, et, en mars 1749, ses deux bataillons, ayant été trouvés trop faibles, furent fondus en un seul.
Royal-Italien fit partie, en 1756, de l'expédition de Minorque. Il se signala par des prodiges de valeur à la prise de Mahon. A l'attaque du 27 juin , il formait la tête de la colonne du centre, dont les efforts devaient se diriger sur la lunette de l'Ouest et sur la redoute Caroline. Le signal fut donné à dix heures du soir. En un clin d'œil , ces braves soldats s'emparèrent des chemins couverts, coupèrent les palissades , enclouèrent douze canons et en brisèrent les affûts. Cette brillante affaire coûta la vie au capitaine de Modène; le colonel réformé d'Elva , les capitaines Patrizzi, Pierardi, comte Monaldi , Tenesoli, marquis Botta (1) et le lieutenant de grenadiers Cancelli,
(i) Le marquis Charles Botta , capitaine en 1747 , fut placé le 28 juio 1759 à la tète du corps, eu qualité de colonel-commandant, pendant que le marquis Monti servait dans son grade d'ofticier général. 11 exerça ainsi jusqu'en 1780, et devint brigadier 20avril 1768 et maréchal de camp mars 1780.
ftMfltr lftmë$; presque* tous* grièVétriétit'. Aplres luttera mtoiMWtà&Vm le ^mnVvéàÈk l èûiCtir& :
oi* if arrïVa léP i« ridVètiifcfë' âVec M. de Càstrics, dtërfcé* dia^MèV fè^ -fVdtittètf' édites 1 £ar la 1 rivalité âë P&oW èt } à& Mafra. Il retourné à' Mlhôr'qué en
nm et' âmtm èii^mm xëimmu jusqu'à 1 la
pa'iri Lé'dôfdHëWîëirtènant , hterquis MbtitY, sèmit pe"rôdfêmt j ténî^^à'aiix afrffle^&'d*Aîlemagne (farts soft grSfffcde mft l re , èh#l î dé c&irip* ét l récevàit dëutf cottfs dte» feû» à 1-àfîëiré dë Mindërr(*).
Rèritr#«*k Fr&h^à'lâ'fin âv mf, RbyaWfalîetf fut mis en garnison à Perpignan et, pafr ordre du 21 dêOéWbW, il At- porté à 1 deux! baillons pHr Fincorpw&tfod dtl* rëptient Hb^Corse qui forma son îr bàtâ]\6M> Cet arrangement né dura qùë jusqu'au \$ rièvéniBrfc' 1 76& Royal-Corsé ayant alors été rèiaW, Rc^ftalfeh demetrrk sur le pied d'un bâtstttowdé ïïeUf eotti^agHièsl M'avait quitté Perpignan en smiï 1*63 >or se rendre à 1 Lille , d'où il passa à Dtfrtkerque* eh décembre 1763 et à Mezières en avril II était dë refour à v Perpignan en décembre *764y ét depuis il esH âl!é à Bordeaux en octobre 1765, à« A1r« en novéirifcre f766 et à Marseille en juin *76l Passé en Corse au mois d'octobre de cette
(I) Le régiment avait alors pour lieutenanf-coîonel Louis Cosia de Vermont; cndèten 1716, lieutenant-colonel 22 mai 1759 et brigadier 1" janvier 1768, auquel succéda Bulgaro Ausidei, enseigne en 1746, major 19 février 1766, lieutenant-colonel \ mai 1771 et brigadier («'mars 1780,
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année , il participa pendant les années suivantes aux opération* qui amenèrent la soumission définitive de l'île. Il débarqua à Monaco le 3 juin 1774 et ce fut là qu'il se trouva de nouveau porté à deux bataillons, le 26 avril 1775, par l'incorporation du régimept français de Tournaisis créé en 1684.
Le régiment se mit aussitôt en route pour Toulon où il arriva le 28 mai. Au mois de novembre 177$, il se rendit à Collioure; en 1778, il détacha trois compagnies à la citadelle de Perpignan. En avril 1780, on l'envoya à l'île d'Oleron ; il vint à Rochefort eh mai 1781, fit cette année partie dy camp de Saint-Jean d'Angély , commandé par M. de Voyer d'Argenson, retourna à l'île d'Oleron en novembre 1782 et à Toulon en décembre 1783. 11 était à Montdauphin et Briançon depuis un an , quand l'ordonnance du 17 mars 1788 transforma ses deux bataillons en bataillons de chasseurs à pied (1); le
M) Voici les arîicles les plus importants de cette ordonnance du il mars 1788 :
« De par le roi , Sa Majesté ayant» par son ordonnance en date du môme jour que la présente , jugé nécessaire au bien de son semre , d'entretenir constamment à la paix un plus $rand nombre de corps d'infanterie légère, sans augmenter les dépenses de son état militaire, elle a ordonné et ordonne ce qui suit :
« Art. I er . Sa Majesté réforme , par la présente ordonnance , le régiment Royal- Italien et le reconstitue en deux bataillons d'infantorie légère, sous le nom, l'un de Chasseurs royaux te Provence et l'autre de Chasseurs royaux du Dauphiné.
« Art. 3. Le MuUlou des Chasseurs royaux de Prpjeuce sera
1" prit le titre de Chasseurs royaux de Provence et le 2* celui de Chasseurs royaux de Dauphiné. Ces deux bataillons , qui devaient à l'avenir se recruter
formé du premier bataillon du régiment Royal-Italien et le bataillon des Chasseurs royaux du Dauphiné sera formé du second bataillon du même régiment.
« Art. 4. L'excédant des officiers, bas officiers et soldats de ce régiment, qui ne seront pas placés dans les deux bataillons de Chasseurs nouvellement créés , formera le fond du bataillon des Chasseurs du Rous sillon , que Sa Majesté met sur pied
« Art. 6. Le régiment Royal-Italien Jouissant de la solde étrangère, et les deux bataillons qu'il va former, devant successivement et éventuellement se composer d'officiers et de soldats nationaux, et par conséquent, être payés sur le pied des autres bataillons français f Sa Majesté entend que tous les officiers, caporaux, grenadiers , appointés , tambours et soldats du régiment Royal- Italien , qui auront formé, soit les deux nouveaux bataillons de ' Chasseurs royaux de Provence et du Dauphiné , soit le fond du bataillon de Chasseurs de Roussillon , que Sa Majesté met sur pied , conservent , à titre de supplément d'appointements et de solde, le même traitement dont ils jouissoient ou pouvoient jouir dans le régiment Royal-Italien. Ce supplément leur sera payé sur la masse générale de chacun des bataillons , où ils seront entrés et s'éteindra successivement avec eux
« Arf. 8. A l'égard du sieur marquis de Mouty, colonel-propriétaire du susdit régiment , Elle veut bien , en considération des services distingués de cet officier général , lui donner de même, à titre de colonel-propriétaire et avec les mêmes appointements et prérogatives dont il jouissoil , le commandement des Chasseurs royaux de Provence et du Dauphiné , qui vont être foi niés de son régiment.
« Le dit emploi de colonel-propriétaire sera éteint après lui; et, quoique les deux bataillons soient mis , par là , sous son commandement , ainsi que s'ils ne formoient qu'un régiment , ils n'en seront pas moins séparés et indépendans l'un de l'autre
exclusiyeraent de sujets français , furent toutefois laissés, par décision du 17 novembre 1788, en propriété au marquis Monti , qui conserva aussi le commandement supérieur (1).
Royal-Italien qui avait porté jusqu'en 1750 l'habit brun , avec le collet , les parements , la veste et la culotte rouges et les boutous jaunes, avait eu depuis l'habit gris blanc avec le collet, la veste, les parements et la culotte bleu céleste , et les boutons jaunes. En \ 775, on lui donna l'habit bleu turquin avec les revers et parements jonquilles, et le collet rose ; le reste comme à toute l'infanterie.
CHASSEURS ROYAUl DE PROVENU.
I er BATAILLON DE CHASSEURS.