FIN DE L ANCIEN EMPIRE, EPOQUE DE THANSITION
LE DÉVELOPPEMENT DE LA FÉODALITÉ — s^ 204
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en déccoissant. Certes, toutes les anciennes fonctions de la cour ont encore des titulaires, avec le vizir en lète^ et le roi peut encore faire valoir- son autorité en tous lieux. Il n'en est |)as moins significatif (jue le vizir i-euiplisse désoiinais régulièrcMuent une fonction ((ui était encore distincte sous la V^*' dynastie, celle de « directeur de la ville de la pvramide » ; c'est dire ([u'il devient une sorte de préfet de police de la résidence royale; au contraire il ne |)orte plus ([u'exceptionnellement le litre de ehajiceliei'. I]videiuinent, son rôle s'est limité graduellement à la région de Memphis et à la [)résidence du tribunal d'empirci dt*s « six maisons ». [)e{)uis Fepi I" , la résidence des rois, lixee d'une manière permanente à Sakkara, s'est conl'ondue avec la ville de Ptah, le « mur blanc >; ; aussi celle-ci a-t-elU» |)ris par la suite le nom de la [)yrainid(^ de Pe|)i i^' : Mennotre, la « belle sépulture », devenu en grec Memphis. Dans la Haute-Egypte, la seule partie du royaume sur la(|uelle nous ayons des renseignements précis, le véritable représentant du pouvoir central c'est « le directeur du Sud s:i2()ln.) auquel sont subordonnés tous les nomes », depuis Eléphantine (^1" nome) jus- ({u'aii nome septentrional d'Aplirodito[)olis 22" nome ; il a sous son commandement spécial la « })orte du Sud », forteresse frontière à l']léphantine. Il a pour mission de contrôler les nomarcjues, de veiller à ce (|ue les impôts du Pharaon soient perçus, les corvées levées sans fraude. Ainsi, sous le règne de Merenrc' 1, le « comte et directeur du Sud, Ouna » se glorifie d'avoir par deux fois « compté toutes les choses qui doivent être comptées pour la cour dans ce Sud et toutes les heures ((ui lui reviennent pour les corvées) » : cela veut dire qu'il a par deux fois entrepris un recensement ^v^ 244), tâche d'autant plus nécessaire que les revenus du pharaon avaient diminué à la suite des générosités faites aux grands seigneurs. C'est sans doute ce (jui explique (|ue le recensement a lieu désormais tous les an». Ouna est sorti d'une famille de fonctionnaiies loyaux; il a occupé les postes infé-
rieurs de juge et d'intendant avant de s'élever à sa haute situation. Parfois sa charge est confiée aussi à des nomarques; ce sont par exemple, sous l^e|)i II, le nomarque /aouti, de Chenoboskion 7"nome^ elle a comte et grand chef du nome Mont-Serpent (12^), Abi ». l^'récjuemment d'ailleurs, le roi confère cette dignité à des j)rinces de noines ([ui jouissent de son estime, mais alors c'est un titre purement honoriliijue ; ce fait dénote, une fois encore, que le j)ouvoir central recule de plus en [)lus devant rempiétement des puissances locales.
Les sources piiiicipales pour l'admiiiistialion sous la \ P" dyiiastiesoiit les décrets royaux, >^ '2iî n. et l'iriscriptioii <le Ouna Iùiman, \. /., \HHi; Sktiii:, ('/•/.•. 91 sq.i. Le « comte, diiecteur du Sinkdirccleui-de la porte des pays étrangers du Sud » Zaouti {JJ>., 111, lli (j. h. /'., cl', /'c.r/., IL 170 sq.) s'a[)pelle éi^alement « conseiller intiuie de la porte du pays étranger », il est aussi « grand chef du uouie ». Pour le recensement, cf. Sirm:, Bcilr. :iir dllc^lcn GescJi., 87, mais il attribue une significali<m exagérée à une phrase ({ui est stéréotypée et complètement dépourvue de valeur [ionv Thisloire : « jamais on ne lit chose semblable dans ce Sud auparavant ». (lonnne Ouna et \bi, d'autres ont rempli une carrière adunuistrative; cesonl l*epinacht (Maiuitii:, CV//ri/. d'Abydos, ")31) ; il était en même tem[)S vizir comme le prince du nome du Mont Serpent ; IJenu'è'-Asi, Ih'r cl (iehrntri, IL WK et d'autres (Cf//. dWhydoii;, 537) ont été elfeclivement « <iirecleurs du Sud ». Au couliaire. pour les nomanjues cités dans /./>., 11, 110 h, 1 13 a, et ceux de Dendera et d'Lléphaidine, cette désigualiou apiiaraît netteuu'ut connue un titre, sans fond ion elTective. Notons, comim' l^>man La reconnu, queTépithète inn'd, aj(juté(; à ces titres de louctioiniaires et à d'autres, ne doit pas éti'c tiaduilc [)a!- « véritable )>,en opposition avec des titres purement honoi'iliques ; mais elle exprime et souligne au contraire qu'ils ont exercé leur charge « justement ». — Sur un fonctionnaire du trésor (jui >' calcule et lait le compte des inqjots du Sud, du pays du Nord et de tous les pays barbares », et qui vivait à une époque un peu postérieure, v. Aeff. Inarlir. des lierl. Mus., p. i'iO, n*^ 777Î) 1). — La première mention du nom de la ville de Memphis send>le être ix[). Palv'iQ, De ndereh, pi. ^27 dans le titr<' lujii Mriinofrè\ où il est, comme toujours, déternnné par la pyramide.
H.-. DE l'ancien empile. Él'OQUE 1.K TRANSITION
Helulwns extérieures, yuhie. Comhnls en Syrie.
•>r,5 V rexlérieur, la puissance de la niouanhie est restée inébranlée. Sous le règne de Pepi I'', '» ^« P;-'"'^ *'"^"';'' une escarmouche avec les Menziou du côté des m.ues du Sinai, Les expéditions maritimes, à Hyhlos et à Pounl, semblent eue devenues tout à fait rre.,uenles; cest pres.p.e toujours un ■■ chancelier du dieu >. .,"1 les dirige ; un fonctionnaire nous rapporte .,u'il .- a fait onze fois le voyage de Pount avec le chancelier du dieu Chou, et cehn <le Byblos lû'hen,^22^n.) avec le chancelier du .i.eu /e/.., et qu'il est rentré heureusement dans sa patr.e ». bous Peni II il arrive «ju-un fonctionnaire, chargé d'équiper un navire pour une expédition à l'ount, meurt ainsi que son équipage, sous les coups des ennemisasiatiques, les .. Aniou des lleiiousa- » S ^^Oti) ; par conséquent, le point de depart de ces expéditions ne pouvait être que dans la région de l'isthme de Sue/.. Kn Ts'ubie, Pepi l" a étendu la domination égyptienne environ jus.iu'à la deuxième cataracte. Les inscriptions gravées sur rocher dans la région de 1 omas vers l'endroit où le Nil décrit une grande courbe en amont ,|e Korosko et d'-Amàda) nous parlent .l'une expédition envoyée par le roi, qui porte encore ici le nom de Kefersal,..r, ,< alin d'ouvrir les pays de Ouaouat » et spécialement la région de Jer/.el qui en lait partie. Le peuple appelé .Ma/o. (Bedi-i S "'•" est maintenant soumis. Ces tribus iournissaierit justement à l'h:gy,.le des hommes très aptes aux emplois de rarmee et de la police (cf. îi 254) ; ainsi, dans les guerres de Pepi I" en Asie, on lève des troupes parmi eux, comme parmi les Libyens ^2i^,. l^orsque Mercure , clans la première et la cinquième année de son règne, voient a Éléphantine, il reçoit les hommages des chefs des .Ma/,oi, Jerzet et Ouaouat ; ceux-ci livrent encore du bois pour les barques «lui devront transporter les blocs de granit de sa
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pyramide, et Ouiia, en sa c|ualité de directeur du Sud, fait détacher ces pierres des carrières de Syène. Bien d'autres renseignements encore nous sont donnés par les inscriptions dans les tombeaux des princes de la « pointe du Sud » de l'Egypte Tepris), à Eléphantine. Comme ils servent d'in-^ termédiaires pour les relations avec les pays nègres et que ce sont eux qui dirigent les expéditions, ils se donnent le litre de a directeur de tous les pays barbares de la pointe du Sud, (jui apj)ortent à leur juaitre les produits de tous les pays barbares ». Sous le règne de Merenré', Herchouf d'EIéphantine est parti trois fois en expédition dans le sud, juscjue dans le lointain pays d'Amam qui, déjà sous Pepi 1', était tenu d(î fournir des guerriers ; la première fois, Herchouf accompagnait son père Ari ; les deux autres fois, il était seul. Son absence durait de sept à huit mois et il rentrait avec un riche butin des produits de ces pays ; les chefs nègres dont il avait traversé les territoires avaient rendu hommage au pharaon. Lorsqu'au cours de son troisième voyag(\ il arriva au pays d'Amam, le chef venait de j)artir en expédition contre le pays des Libyens Zeme/j,^iG5, « à l'angle occidental du ciel »> ; il le poursuivit et obtint de lui de Tencens, de l'ivoire et autres produits rares. D'après ces données, nous devons chercher Amam dans la ré^non de la deuxième cataracl(\ tandis (jue les Libyens en (juestion se placeraient dajis quelque oasis de l'ouest, peut-être à Selinie. Dans la seconde année du lègne de Pepi II, llercliouf ramena d'Amam un nain danseur ou bien un singe anthropoïde feneg .'cf. !^ 254) qui fit la joie du jeune roi. D'acitres inscriptions à inéphantine, (|ui datent de Pepi II, nous rapportent les combats (|u'il fallait sans cesse renouveler dans ces régions ; ainsi, Pepinacht fut envoyé par deux fois dans les pays nègres de Ouaouat et de Jerzet qu'il dévasta et dont il ramena des prisonniers et des troupeaux en •>rand nombre ; le chef d'une autre expédition, Mechou, trouva la mort à Ouaouat, et il fallut que son fils Sabni allât, avec une
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