BRESCIA
St.-Antoine: porte élégante plein cintre, au-dessus la statue du saint dans une niche ; autour de l’arcade, des compartiments avec les bustes d'autres saints. Le vieux Dôme , très-ancienne rotonde en pierre , attribuée aux rois lombards (pl. 9).
VÉRONE
St.-Zeno (pl. 6) : église toute lombarde ; le frontispice en marbre, les côtés mi-partie en briques, comme nous l’avons déjà dit ; le clocher détaché, d’une date plus récente , et tout en briques ; le cloître rebâti
d’après l’inscription qu’il porte, par l’abbé Gaudio, en 1123.
Le Dôme (pl. 27, 33 et 39), où se tint le concile en 1183. Le portail primitif est petit, mais très-riche, pur style lombard ; il ne va pas plus loin que la corniche, ce que l’on y a ajouté depuis en hauteur et en largeur est moins brillant, ce sont des assises alternatives de marbre et de brique en style ogival, comme l’intérieur de l’église. Le porche est supporté par des griffons qui tiennent des boules; les bas-reliefs sont trèsriches, ils représentent des chasses , et l’un d’entre eux, les deux chevaliers Roland et Olivier. Le côté du sud est découpé en chapelle carrée et bombée; l'extrémité orientale est demi-circulaire; l’un et l’autre ornés de longues lignes étroites formées par des pilastres qui supportent des chapiteaux et une corniche fort élégante , approchant de l’antique et du style de la renaissance; la porto et la niche du sud sont également remarquables.
St.-Fermo (pl. 37), dont le patron soufTritle martyre en 302 sous Dioclétien , probablement dans l’arène située aux environs. La magnifique porte plein cintre est encadrée dans des moulures qui circulent autour des impostes et de l’arcade, sans chapiteaux ni architraves ; on y monte par une longue suite de degrés qui pénètrent jusqu'au fond du portique. L’ancienne crypte souterraine attribuée au roi lombard Didier et à Annon, évêque de Vérone en 755, est supportée par des pilastres carrés, au lieu de colonnes rondes; la large nef n’a point d’ailes ; le plafond en bois réunit l’élégance à l’originalité; l'abside angulaire présente à l'extérieur, comme plusieurs églises riveraines du Rhin,
un petit fronton sur chaque face ; peut-être a-t-elle été ajoutée avec d’autres travaux en style ogival par Guillaume de Castelbarco en 1313, lorsqu’il donna à l’édifice une forme plus moderne. Un tombeau curieux couvert d’un dais, est appuyé contre le portail. On en voit d’autres aussi anciens et non moins singuliers, adossés au mur du couvent de Ste.-Anastasie, à l’église des Apôtres et à celle de Ste.-Euphémie. Je ne parle pas ici des mausolés plus récents des Scaligers.