TOULOUSE
St.-Saturnin, fondée, dit-on, par saint Sylvius, évêque de Toulouse, et terminée par saint Exuperantius;
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l’église actuelle, qui semble du IXe ou du X* siècle, n’a cependant été complètement achevée qu’en 1096; elle est presque toute en briques; le portail du sud a des figures qui ressemblent, par leur roideur, à celles de Persépolis; l’extrémité orientale est polygone avec des pilastres ronds et épais, d’où s’échappent d’autres piliers plus minces, et qui forment trois absides circulaires ; le clocher octogone, en brique et en pierre, se compose de cinq étages, constituant chacun une partie de la flèche, qui se pyramidise davantage, à mesure que l’édifice s’élève; chaque face présente des rangs de doubles arcades, les deux derniers triangulaires; ces arcades s’appuient sur des colonnes menues, et sont séparées aux angles par d’autres colonnes ; l’effet de l’ensemble est réellement frappant. La nef, d’une longueur prodigieuse , est flanquée de doubles ailes ; les travées n’en ont qu’une, au centre de leurs extrémités se trouvent deux portes séparées par un fort pilastre. La crypte profonde sur laquelle s’élève le chœur se voit à travers les arcades de la galerie qui entoure l’abside ; la voûte est en berceau avec plates-bandes.
St. -Augustin, et les Cordeliers : ces deux églises transformées aujourd’hui, l’une en Musée, l’autre en caserne de cavalerie, ont des clochers dont les arcs, quoique plus modernes, sont triangulaires, comme les arcs surbaissés du beffroi de l’église du Tour, dans la ville, et de celle de Villefranche, sur la route de Carcassone.
On trouve d’autres clochers semblables dans le voisinage, celui de Martres, entre autres, dont les arcs ogivaux sont séparés l’un de l’autre par une colonne qui monte jusqu’au faite de l’édifice.