‹ Histoire de l'architecture de Th. Hope Texte. 1Chapitre 89 sur 126 · RHEIMS · texte numérisé non relu

RHEIMS

La cathédrale; l’autel fut consacré en 1215, mais l’église ne fut probablement terminée que vers le milieu du XIIIe siècle. Quoiqu’elle soit moins élevée que Strasbourg, et qu’elle n’ait pas le double rang d’arcs-buttants de Cologne, elle est cependant, de toutes les constructions gothiques entièrement terminées, la plus majestueuse et la mieux proportionnée que je connaisse. Elle a trois porches profonds richement décorés de sculptures; au-dessus est une large rose, une ceinture de statues de quinze pieds de haut, et des clochers en pyramides ; le long des parties latérales, des pinacles couronnés de dais élégants, des arcs-buttants, et autour du faîte, des balustrades à fronton ; malheureusement la pierre était molle et le temps en a émoussé les saillies. L’intérieur n’a pas la légèreté magique des chœurs d’Aix-la-Chapelle, de Cologne ou de Beauvais, mais il est disposé d’une manière grandiose; l’extrémité occidentale a des niches et des panneaux ornés de dilférentes espèces de feuillages ; la ligne de fenêtres qui les surmonte et la rose qui couronne le tout, sont d’une beauté remarquable.

St. Remi, patron de la ville, a aussi une belle église. Celle de St.-Nicaise, que l’on estimait autant

que la cathédrale elle-même, a été détruite pendant la révolution.

Page 1