‹ Histoire de l'architecture de Th. Hope Texte. 1Chapitre 99 sur 126 · MILAN · texte numérisé non relu

MILAN

La cathédrale, y compris le toit et jusqu’au faite de

la flèche, est un bloc de pur marbre statuaire. Elle fut commencée en 1385 par Jean-Galeas Visconti, premier duc de Milan. L’architecte fut, selon les uns, l’Allemand Henri Gamodia, selon les autres, Marc de Campiglione , près de Lugano ; Cæsar Cæsarianus l’attribuait uniquement aux Allemands. C’est la plus haute et la plus vaste église gothique qui ait été entièrement terminée ; et elle serait la plus parfaite, si le portail avait été achevé d’après les dessins originaux. Les piliers de la nef sont ronds, ils ont pour chapiteaux des niches renfermant des statues en pied. Il n’y a ni triforium, ni vastes fenêtres, mais les ailes sont doubles; cette église est très-sombre, surtout dans sa partie orientale.

MOÎIZA.

Sa cathédrale (pl. 80), où l’on conserve la couronne de fer des rois de Lombardie, fut terminée d’abord en 595, dans la forme d’une croix grecque, par Flavie Théodalinde, reine des Lombards. L’intérieur, malgré son masque moderne, présente encore tous les caractères du plein cintre. En 1350, Matteo di Campione bâtit la façade dans un style pseudo-gothique, semblable à celui des églises d’Orviète, de Sienne et de Foligno; l’arc plein cintre s’y mêle à l’ogival, et les piliers du porche posent sur des lions. Les frontons du faîte saillent en avant du toit, sans liaison avec lui. L’édifice est couvert de bandes de marbre blanc et noir.

Ste. -Marie in Strata (pl. 76), bâtie en 1357. Le portail est en briques, avec un couronnement de trèfles entrelacés ; la rose et les autres ornements sont égale-

ment en briques, et le dessin en est à la fois très-riche et très-délicat.

côme.

La cathédrale actuelle ( pl. 84 ) fut commencée en 1369, en style lombard, continuée en gothique, et terminée par Innocent XI, dans le goût de la renaissance. Le portail est tout entier en marbre blanc ; les trois portes d’entrée sont plein cintre et d’une grande richesse ; la façade, divisée par des pilastres couverts de statues sur toute leur hauteur, présente une rose magnifique; elle est garnie de tribunes et de dais d’un luxe extraordinaire ; un couronnement en trèfles, fort élégant, circule autour de la corniche et des pinacles ; le centre de ce couronnement offre l’apparence d’un temple circulaire de petites colonnes sur modifions, posant sur un grand piédestal, et surmonté par un diadème de pinacles d’une moindre dimension ; c’est le seul exemple de ce genre que l’on connaisse. Les encadrements des portes latérales et des fenêtres sont d’une richesse audessus de toute idée, ils appartiennent au style de la renaissance et sont tous d’un dessin différent. La tour octogone et les travées se rattachent plutôt au genre de Brunelleschi ; la nef est gothique; au-dessus des arcades sont de fausses fenêtres ; des lions supportent les bénitiers.

Dans l’Hôtel de ville (pl. 57), les arcades du rez-dechaussée sont ogivales ; quelques-unes de celles du premier étage sont plein cintre et groupées avec élégance.

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