‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 157 sur 412 · ARCHITECTURE RELIGIEUSE ET ARCHITECTURE MILITAIRE · texte numérisé non relu

ARCHITECTURE RELIGIEUSE ET ARCHITECTURE MILITAIRE

Irée*. Peut-être, et faisant un relevé complet de toute celte fortification, arriverait-on à pénétrer les intentions des auteurs oubliés de ce travail qui, dans sa rudesse même, a, par son étendue et par sa solidité, quelque chose de grandiose. Les tours, qui font sur la courtine une saillie semicirculaire, sont éloignées les unes des autres d^environ cent mètres (fîg. 222) ; elles sont massives jusqu'à quatre mètres, niveau des fenêtres. Les murs ont trois mètres d'épaisseur; la hauteur moyenne des assises est de plus d'un mètre (fig. 223).

Il y aurait aussi à revoir et à'^étudier l'enceinte d'une autre cité

223. — Mur des Lclèges. Vue d'une tour. Texier, DescripUoîi, pi. CXLIX.

carienne, Alinda, dont les ruines paraissent considérables. « Les tours et le mur qui défendaient l'acropole et la ville existent encore presque entièrement. On voit à une certaine hauteur, dans ces tours, les banquettes et les meurtrières qui ont été pratiquées pour la défense; un peu phis haut, sur un point rocheux qui domine la ville et même l'acropole.

\. Avant Texier, rarchitecte Huyot, puis Alexandre et Léon de Laborde avaient visité lasos; mais Huyot n'avait rien publié des matériaux recueillis au cours de celte exploration. Averti par un mot de Léon de Laborde (Voyage de l'Asie Mineure, in-fol., p. 93), j'ai <*xarainé les carnets et les dessins de Huyot, qui sont déposés au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale (Notes d*un voyage de Paris à Smyrne, ^8^7-^82^, autographe, Fonds français, nouvelles acquisitions, 664; 2 volumes in-fol. de planches, 5080, 5081). Point de croquis du mur de terre ferme: mais Téni^me que pose cette construction gigan-

on a élevé une tour fortifiée pour garder ce point important*. La figure 224, extraite du plan donné par M. Trémaux, montre au point culminant de la citadelle une courtine concave, et un peu plus bas, sur la gauche, une tour posée obliquement sur les courtines voisines*. En avant se trouve une tour détachée, un phrourion (fig. 224).

Le mur de ville que M. Newton a vu et dessiné à Assarlik, dans la péninsule d'Halicarnasse, offre à peu près le même aspect que le mur voisin d'Iasos^; les assises y sont à peu près réglées, et la plupart des joints verticaux. Il semble que ce soit là le mode d'exécution le plus

savant qu'aient réussi à atteindre, avant de s'être mis à Técole des Grecs, les premiers habitants de ce pays. On pourrait voir un de leurs premiers essais dans un mur que renferme ce même canton, où il court sur le roc qui forme la crête de la presqu'île, à l'ouest du port de Myndos (fig. 225) ; du sommet de cette arête, il descend jusqu'à la mer.

Multiplier les exemples serait prendre une peine inutile; ceux que nous avons cités suffisent à

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