TOME V
ont alternativement 0*,55et 0",20 de haut. Les murs en rel pas reliés avec ceux des grands côtés. 11 n'y a naturellen clef de voûte; la pierre supérieure, qui ferme le vide, esl posée sur les deux dernières assises. Point de couloir poi dans la chambre ; elle a été fermée après que le mort y av ché, puis on a construit autour d'elle un massif coinpÊ subsiste aucun vide*. La chambre est au centre d*un c pierres sèches de 3"", 50 de rayon. Huit murs, longs de 2*", 70 noyau central à un premier mur circulaire, d'où partent seiz rayonnent également du centre à lacirconférence et vont s'appi dernier mur, épais de 3™, 70; celui-ci forme le revêtement e: la tombe. Pour plus de solidité, ce mur est composé de deii Tune inférieure, de {"".SO d'épaisseur, parementée des deu l'autre de 2'", 36, composée de pierres d'un plus fort échantill lindre qui forme le soubassement de l'édifice était décoré, pi d'une plinthe, et, à son sommet, d'une corniche, qui n'avaient l'une et l'autre, qu'une très faible saillie.
Il esl impossible d'imaginer une construction mieux enlei résister à l'action des siècles. Tous les murs sont noyés danî plissage de petites pierres, toutes à peu près de la même dira parfaitement réunies, quoique aucun ciment ne les relie. Gi solidité, l'édifice a dû se conserver intact pendant toute ïi protégé par le prestige des traditions et des souvenirs qui s'y ratti on est, en effet, fondé à y reconnaître ce tombeau de Tan parle Pausanias et qu'il caractérise par ces mots : oùx à^pivr,;, saurait échapper aux regards, qui attire l'attention ». Lorsq entier, le tombeau, debout sur la colline qui lui servait de p devait, en effet, être visible de très loin. Il avait de 27 à 2i d'élévation, comme l'a calculé Texier; lorsque cet explorateur co ses travaux d'excavation, le cône terminal était encore conî partie; ayant le diamètre et la direction de la pente, on a pu (
pi. I). Ce dernier reman|ue en etfel que la courbe qui dessine Togive commence même de la chambre et non, comme l'indique Texier, à la troisième assise. ( vides qui se creusent en haut et au milieu de la paroi, ils marquent des arrachei ont été faiLs sans doute avec l'inlention de découvrir quelque passage qui aur accès à la chambre avant qu'elle ne fût close; mais ils ne laissent voir qaele rei ordinaire.
1. 11 est curieux que Texier, avec sa négligence ordinaire, ne dise pas si (\ paraissait avoir pénétré avant lui dans cette chambre où il n'a pu arriver qu'en s à grand coups de pic un chemin à travers le massif; en quel état Ta-t-il ti a-t-il ramassé quelques débris antiques? C'est ce qu'il n'indique nulle part.
LE SIPYLE ET SES MONUMENTS
nerla hauteur totale. La seule donnée qui présente quelque incertitude, c'est la dimension de Tornement qui surmontait le cône. Cet ornement n'a pas été retrouvé; mais il est facile d'en deviner le caractère. Par leur disposition et leur construction, les autres tumulus de la nécropole s'annoncent comme contemporains du tombeau de Tantale; or, dans leur voisinage, on a trouvé en assez grand nombre, à demi enterrés, des phallus en trachyte rouge dont la grandeur varie entre 0',46 et 1*,40, Naïfs symboles de vie et d'immortalité, ces phallus jouaient là, sans aucun doute, le rôle du fleuron qui, dans les édifices grecs ainsi disposés, servent de motif terminal. La partie inférieure de chacun de ces objets n'est que grossièrement épannelée; on reconnaît, à la différence de taille, que cette partie n'était pas apparente , qu'elle était engagée et cachée dans un trou ménagé à la pointe du cône. Le phallus n'a pas partout la même forme; dans ceux de ces ornements qui paraissent les plus soignés, il a une tête sphérique, qu'un mince listel relie à
un corps cylindrique (fig. 18); ailleurs il s'amortit en pomme de pin (fig. 19); dans quelques exemplaires, ce n'est plus qu'un cylindre, avec un léger renflement au milieu ^
Ce n'est pas seulement par ses dimensions plus imposantes que l'édifice qui vient d'être décrit se distingue des autres tombes de la nécropole; il est placé à un niveau supérieur et à une certaine distance des autres tombes. Celles-ci sont au contraire très rapprochées les unes des autres ; quelques-unes sont reliées ensemble par un mur; il y a un des tumulus qui renferme deux chambres. Tous ces monuments
1. A un kilomètre environ vers l'est de la Gybèle colossale, dans le Manissa-cUigh, M. Sajce a vu un grand phallus sculpté sur une paroi de roc, entre deux petites niches déforme triangulaire; auprès, il y avait des iomhes (Jow^nl of Hellenie studies^i, !, p. 90).