I. / hois, vil, 49; Il Chroniques , iv
162. — Le candélabre de l'ai-c de Titus, d'après De Vogué, le Temple, p. 33.
Outre ces meubles d'assez grande dimension, il y avait là toute une série d'ustensiles de moindre importance, mais sans doute façonnés avec le même soin et dans le même esprit, « la corolle », c'est-à-dire des sortes de bobèches qui terminaient les bras des candélabres, « les lampes et les mouchettes en or, puis les cruches, les couteaux, les jattes, les plateaux et les éteignoirs en or fin*. » Pour se faire une idée de la facture de tous ces instruments, on n'a qu'à chercher, dans les suites orientales de nos musées, les petits objets qui ont pu sei*vir à des usages analogues, ceux qui proviennent des tombes égyptiennes ou cypriotes.
Même observation pour les cendriers, les pelles et les coupes, qui étaient en airain poli * ; le chroniqueur les met
au compte d'Hiram-Abi, tandis qu'il ne sait pas par qui avait été composée et exécutée la décoration intérieure du temple.
Dans les ouvi^ages auxquels était resté particulièrement attaché le nom d'Hiram-Abi, plus de bois ni de métaux précieux, plus de dorure. Hiram- Abi était surtout, semble-t-il, un fondeur et un ciseleur en airain, ce que les Grecs appelaient un ioreuticien. Il avait établi ses fourneaux et dressé ses moules « entre Succoth et Tséréda, dans la vallée du Jourdain », là où il avait trouvé, le plus près possible de Jérusalem, la terre à briques et le sable dont il avait
besoin^. Ce fut de cet atelier que sortirent quelques pièces qui, par leur grandeur, par la richesse de leur décor ou par la complication de leur
163. — Candélabre de Tabarieh. De Saulcy, Voyage autour de la mer Morte, atlas, pi. XLVI.