Stèle de Teïma. Hauteur lm
Lar^'cnr «lela tranche, 0'",12. Dessin de Saint-Elnie Gautier.
Ce bas-relief est partagé en deux registres. A Tétage supérieur, une figure qui ne peut être que ceUe du dieu Salm. Au-dessus de sa tête plane le globe ailé; coiflfé d'une haute tiare conique, qui se termine en pointe, il tient de la main gauche une longue lance et de la droite une fleur. Le vêtement qui lui tombe jusqu'aux chevilles rappelle par la disposition des plis et par les franges indiquées dans le bas le costume des rois assyriens.
Dans le registre inférieur, un personnage, beaucoup plus petit, est debout devant l'autel ; il est vêtu à peu près de même; mais il a la tête nue et les bras levés, dans l'attitude de l'adoration. Son attitude, son geste sont assez significatifs ; pour le faire encore mieux reconnaître, le sculpteur a eu soin d'écrire au-dessous son nom et son titre : « Selemsazab, le prêtre. »
Si le sculpteur avait eu un plus large champ, au lieu de superposer le dieu à son adorateur, il aurait mis les deux acteurs de la scène en face l'un de l'autre, comme dans la stèle giblite de Yehawmelek, que rappelle beaucoup le monument de Teïma*. La forme générale est la même; le globe ailé occupe la même place dans les deux tableaux ; mais ici l'exécution est très inférieure; il y a de la gaucherie et dans la disposition adoptée et dans le travail même ; ainsi le prêtre a l'air de tomber à la renverse. Par rapport aux monuments des grandes villes du lit-