‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 219 sur 381 · jRow, I, 30; II · texte numérisé non relu

jRow, I, 30; II

2. Ce fragment a été rapporté aussi par M. de Lostalot. II est déposé en ce moment à rinslitut, dans le cabinet de la commission des inscriptions sémitiques; il ira plus tard rejoindre au LouTre la stèle de Teima.

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qui devait l'accompagner a disparu. C'est, en tout cas, encore une scène d'hommage et d'adoration. A gauche, une sorte de piédestal très compliqué qui paraît se composer de deux escabeaux superposés et d'une sorte de coussin. Au-dessus, il y avait peut-être l'image d une divinité, posée sur un brancard qui servait à la transporter dans les processions; sur l'original mieux encore que sur le dessin, on croit distinguer le bas d'une robe. En face, un homme, en tunique courte, debout sur la cime d'un palmier étêté ; derrière cet arbre serpente un cep de vigne chargé d'énormes grappes. Posées sur le sol, deux amphores, dont l'une soutenue par un tréteau, renferment lavendangede l'année précédente. S'agit-il d'oflfrandes apportées à un tombeau, comme dans les stèles égypto-phéniciennes du Vatican et de Carpentras? Nous croirions plutôt à un monument votif, destiné à rappeler une donation au sanctuaire, donation analogue à celle que mentionne la stèle de Teïma. Le temple aurait reçu en présent un certain nombre de palmiers et une vigne en plein rapport.

Nous avons cru devoir dire quelques mots de ces sanctuaires de l'Arabie Pétrée, malgré ce qu'ont de fragmentaire et d'incomplet les renseignements qui nous sont parvenus à ce sujet; il importait de montrer combien le type d'édifice religieux que nous avons décrit a été d'un emploi général dans cette région de l'Asie antérieure où les Hébreux ne sont arrivés que très tard, après l'exil, à se distinguer de leurs voisins par des caractères spéciaux et tranchés. Les royaumes d'Éphraïm et de Juda ont dû voir graver et sculpter des inscriptions et des figures semblables à celles que l'on vient de retrouver dans l'ancien royaume nabatéen ; si on n'en rencontre plus de pareilles en PalesUne, c'est sans doute que le zèle iconoclaste des temps postérieurs à l'exil les a fait disparaître, à titre de monuments de vieilles idolâtries.

§ 3. — l'architecture civile

Si l'Israël d'avant les rois n'avait ni la tombe monumentale ni le temple, l'architecture civile n'était pas plus développée chez ces paysans. La maison était faite de briques crues et d'un plafond en poutres de palmier ou de sycomore, recouvertes d'une couche de terre battue*;

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