‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 221 sur 381 · Deuléronome, xxn · texte numérisé non relu

Deuléronome, xxn

3. Josué, II, ^5; I Samuel, xix,22. Dans ces deux passages, il est question de gens que Ton fait fuir par la fenêtre, à Taide d'une corde.

4. Il Bois, I, 2; Cantique des cantiques, ii, 9. Le mot chablakah, qui désigne ce treillis, est identique à celui que les Arabes appliquent aujourd'hui à une fenêtre grillée.

5. Ainsi Sichem (Juges, ix, 6,46), Thébets [Juges, ix, 51), Jébus (il Samuel, v, 7-9), etc. Amraon et Moab avaient de même des villes soigneusement fortifiées; Joab ne s'empare de Rabba, la capitale des Ammonites, qu'après un long siège [Il Samuel, xi et xn). Dans la célèbre inscription où il raconte son règne, Mésa dit : « C'est moi qui ai construit Qarba, le mur des forêts et le mur de... j'ai bâti ses portes, et j'ai bâti ses tours. J'ai bâti le palais du roi et j'ai construit les prisons des... dans le milieu de la ville » (traduction de Clermont-Ganneau).

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terslices. Comme type de ce genre de construction, nous citerons les ruines que Saulcy a le premier découvertes dans la haute Galilée, sur un grand tell ou monticule qui domine la plaine •voisine du lac Samakhonitis, aujourd'hui Bahr-cl-Houleh^ ; il a cru y reconnaître THazor du livre de Josué, la capitale de Yabin, le plus puissant des rois du pays de Chanaan^. Sans lui emprunter la description qu'il donne de ces débris dont est jonché le sol en cet endroit, nous reproduirons la vue qu'il présente de l'un des massifs les mieux conservés (fig. 208) ; ce mur est bien tel que nous avaient permis de le pressentir les textes auxquels nous avons renvoyé. La société, encore presque barbare, où les Juifs se sont fait leur place par la conquête, ne connaissait pas cet art de

208. — Mur d'Hazor. De Saulcy, Voyage autour de la mer Morte^ Atlas, pi. xlviii.

l'ingénieur militaire qui, dès cette époque, était déjà si avancé en Egypte et en Mésopotamie ; c'était par l'entassement et le poids des matériaux qu'elle essayait de suppléer à l'habitude qui lui manquait. Plus tard, sous l'influence d'une part des Assyriens dont les armées traversèrent souvent cette région et, d'autre part, des Phéniciens qui entretenaient avec elle des relations commerciales, les constructions ne demeurèrent pas aussi simples et aussi nues, même au delà du Jourdain ; les édifices que M ésa se vante d'avoir bâtis devaient avoir leurs façades ornées de quelques moulures, aussi soignées que le permettait la nature de la pierre, un tuf volcanique qui ne se prête pas à la finesse du détail. On peut se faire une idée du style de cette décoration par un fragment que Saulcy a ramassé parmi les ruines de la capitale des Moabites, Rabbat-Moab (fig. 209). C'est l'angle supérieur d'un chambranle de porte ; il y a dans le coin un fleuron qui rappelle celui

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