‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 230 sur 381 · Ibidem, vu, 8;ix · texte numérisé non relu

Ibidem, vu, 8;ix

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succédaient certainement, sur la pente du coteau, dans Tordre où il les énumère ; mais on se demande si le guide que nous avons suivi a commencé sa description par en haut ou par en bas. Cette dernière conjecture est de beaucoup la plus vraisemblable. C'était surtout entre la ville et le palais qu'il y avait un mouvement, un va-et-vient perpétuel. Comme cet Urie le Héthien dont David convoita et prit la femme Bethsabée, les officiers de Tarmée, ceux mêmes que leur service appelait le plus souvent auprès du roi, avaient leur maison en ville*; il en était de même des scribes attachés à la chancellerie royale. Les jours où le roi tenait ses assises, plaignants et témoins cités se dirigeaient en foule vers le tribunal; enfin, plusieurs fois par an, à Jérusalem comme à Ninive ou à Persépolis, les sujets étaient admis à défiler devant le monarque, à venir lui apporter leurs hommages et leurs présents. Imagine-t-on ces foules traversant la cour des appartements privés ou ayant à faire un long détour afin d'en contourner l'enceinte? C'était tout près de la ville que devaient se trouver les bâtiments les plus fréquentés, ceux où le prince admettait son peuple et venait régler avec ses conseillers les affaires de l'État ; on avait dû rejeter le plus loin possible ceux où, dans les bras de ses femmes, il se reposait des soucis de la politique et des fatigues de la représentation. Les portes par lesquelles le palais communiquait avec la ville ou avec le temple avaient chacune leur nom. La porte aux chevaux devait être vers le bas du palais * ; on se demande si ce n'était pas celle où donnait accès le pont qu'a remplacé celui dont nous voyons encore la naissance des arches (fig. 116); les chevaux, grâce à ce viaduc, auraient pu arriver presque au niveau d'une des cours; il aurait ensuite suffi, pour les y introduire, d'une rampe assez courte. La porte supérieure^ c'est au contraire celle qui s'ouvrait tout en haut du sérail, qui donnait de la plus élevée de ses cours sur l'esplanade du temple '.

Le caractère et le rôle que nous avons assignés aux différents édifices mentionnés dans notre texte répondent bien à la place que chacun d'eux occupait dans la série * (fig. 211). La maison du Liban était le pre-

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