Sceau d'Obadyahou. Face gravée
littoral syrien ou de Tlle de Cypre. Enfin il y a aussi à tenir compte, dans une certaine mesure, de Tendroit où la pièce a été découverte*.
En Judée comme en Phénicie, on rencontre des cachets sans ornement, où il n'y avait de gravé qu'une inscription. Tel est celui sur lequel on lit : D'Obadyahou, serviteur du roi, c'est-à-dire fonctionnaire ou officier royal (fig. 224 et 225). ïl est vraiment regrettable qu'Obadyahou ait négligé de nous apprendre quel était le roi à la maison duquel il fut attaché. Un personnage qui porte exactement ce même nom était majordome d'Achab et joue un rôle important dans les traditions relatives à Elie*. Si cet officier a eu un sceau gravé à son nom, ce sceau
devait singuHèrement ressembler à celui que nous reproduisons; par leur forme, les lettres que Ton trouve sur ce monument conviendraient bien à cette haute époque ^
La plupart des cachets ne sont pas aussi simples que celui d'Obadyahou. A côté du nom et du titre, on y voit des ornements et des figures. Ainsi, sur un ellipsoïde bombé qui provient de Jérusalem, audessus de la légende : De Hananyahouy fils de Akbor, il y a la palmette dite phénicienne, gravée avec une rare perfection sur une matière extrêmement dure (fig. 226)*. Sur une autre pierre de la même provenance, une grande couronne ovale de têtes de pavots ou de grenades entoure rinseription : De Hananyahov^ fils de Azaryahou (fig. 227) ^.
26. — Sceau d'Hananyahou. Ellipsoïde bombe, l^erco. Silex moucheté.