‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 254 sur 381 · Clermont-Ganneau, Sceaux et cachets, etc., n · texte numérisé non relu

Clermont-Ganneau, Sceaux et cachets, etc., n

Googl(

228. — Sceau de Shebaniah, au double de la grandeur réelle. Ellipsoïde bombé. Cornaline saphirine.

On ne s'est d'ailleurs pas toujours contenté de ces motifs qui, par leur caractère purement ornemental, étaient de nature à ne pas choquer même les rigoristes les plus outrés. Voici une pierre, en forme d'ellipsoïde à deux faces, que Longpérier croyait hébraïque*. Sur une première face on voit une figure d'homme debout tenant un bâton, accompagnée de Fin scription:i)^5;Ae baniah (Sébénias).

Le personnage est dans l'attitude de l'adoration. Sa jupe courte, qui laisse le buste nu, rappelle le pagoe égyptien (fig. 228).

Au revers, on lit, entre deux globes ailés, les mots :

De Shebaniahf fils (ÏOzziah, Là le symbole est tout phénicien; ailleurs, dans un taureau passant, gravé entre les deux lignes de la légende : De Shemayahou, fils de Azaryahou, on peut reconnaître une de ces idoles qui furent longtemps la représentation populaire de lahvé (fig. 229) ^

Sur une pierre que M. de Vogué croit aussi hébraïque, l'inscription : De Nathanyahou fils de Abdyahou est intercalée entre deux bouquetins, animaux qui paraissent avoir été consacrés à la grande déesse syrienne, particulièrement quand elle était adorée sous la forme d'Anat ou d'Anahit (fig. 230) ^ Une intaille qui a un caractère païen encore plus

i. De Longpérier, Œuvres, t. l, pp. 198-199.

Page 1