‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 292 sur 381 · CYPRIOTE · texte numérisé non relu

CYPRIOTE

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263. — Tableau comparatif de quelques signes hétéens et de quelques signes cypriotes.

n'est guère qu'un recueil de matériaux

et, malgré le zèle de l'auteur, malgré la sûreté de ses informations, il y a plus d'une lacune à y signaler. Les caractères de l'art des Hétéens n'y sont pas déterminés avec précision, et cependant celui-ci n'a pu manquer de s'imposer à tous les peuples qui ont adopté les signes de l'écriture hétéenne, à ceux du moins qui les ont reçus de première main, qui les ont pris dans ces inscriptions de la Syrie du nord où abondent les figures d'hommes et d'animaux. Le scribe et le sculpteur ne se distinguent pas chez les Hétéens ; on n'a pu leur emprunter l'écriture sans subir en même temps, dans une certaine mesure, l'influence de leur plastique. Dans toute l'étendue de la vaste région où ont été en usage les alphabets dérivés des hiéroglyphes hétéens, les monuments de l'art.

{. Wright, The Empire of ihe Hitiitcs, p. 178.

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5^22 LES HETKENS.

comme ceux de récrilm'e, doivent donc présenter une certaine uniformité, tous ceux du moins qui appartiennent à ce que Ton peut appeler la période primitive, h celle où ne se fait pas encore sentir, dans Tintérieur de la péninsule, Faction du génie grec. Ce sont les inscriptions de Hamath, de Gargamich et des autres vieilles cités de la Syrie septentrionale qui nous ont fourni les types les plus anciens et les plus purs de récriture hétéenne; il y a donc lieu d'attacher une importance toute particulière aux rares débris àe la sculpture qui ont été découverts dans cette même contrée et de les étudier tout d'abord pour leur demander quel a été le caractère, quelle a été la valeur des arts du dessin chez le peuple énergique et vaillant dont nous avons cherché à remettre en lumière le rôle historique. Après le Naharana, c'est la Cappadoce qui nous offre les échantillons les plus nombreux d'un système de signes qui n'a laissé que des traces plus clairsemées dans l'Asie à l'ouest de l'Halys; en Cappadoce, ces hiéroglyphes accompagnent des monuments dont quelques-uns sont plus considérables et mieux conservés qu'aucun de ceux qui jusqu'à présent ont été découverts entre l'Euphrate et TOronte. D'ailleurs, de part et d'autre, les signes sont les mêmes, et, dans l'exécution des bas-reliefs, même facture, mêmes conventions, même style. Nous commencerons donc par dresser un inventaire, qui devra être aussi complet que possible, du petit nombre de monuments qui ont été recueillis dans les limites du territoire où la puissance hétéenne avait son siège principal; la suite naturelle de cette étude sera la description circonstanciée de ces sculptures rupestres et autres de la Cappadoce que nous avons eu jadis l'avantage d'examiner sur place et de faire mieux connaître par des images plus fidèles, à la suite de fouilles qui n'ont pas été aussi complètes'que nous l'aurions voulu, mais qui nous ont cependant permis de dégager plus d'une figure et de nous faire une idée plus juste de l'ensemble.

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