Voir dans les Addendah, le croquis de cette figure
3. Sindjirli est à environ cinq heures de marche vers le sud-sud-ouest de Saktchégheuksou, que Ton trouvera, entre l'Amanus et le Kurddagh, sur la carte qui accompagne le rapport sommaire de Puchstein. Nous espérons que M. Puchstein donnera suite au projet qu'il avait formé d'exécuter là et à Sahtchégheuksou des fouilles qui ne peuvent manquer
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assises supérieures sont détruites ; mais il suffît de les restituer par la pensée pour avoir un mur tout pareil à celui des bâtiments ninivites; il est possible qu'en arrière et au-dessus de ces blocs ciselés il n'y ait eu, comme sur les bords du Tigre, que des briques crues*. kSaktchégheuksou , autour d'un autre tell, le même voyageur a recueilli plusieurs plaques du même genre, dont trois au moins, celles que nous reproduirons
d'être intéressantes; la valeur d'art des monuments retrouvés sera peut-être médiocre ; mais il y aura toujours grand profit à connaître la disposition et la décoration d'un de ces palais hétéens.
i . C'est l'impression qu'a eue M. Puchsiein, comme il nous l'écrit; mais, sachant combien il est facile de confondre le résidu que laissent des briques crues avec un sol formé de couches d'une terre grasse, il n'ose rien affirmer.
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plus loin (fig. 279), composent un ensemble* ; la chasse au lion, que Tarliste avait prise pour thème de cette partie du décor, se continue d'une pierre à l'autre. Ces bas-reliefs sont encastrés aujourd'hui dans le mur d'une maison moderne; mais quand on se demande quelle situation ils occupaient jadis dans l'édifice auquel ils ont appartenu, on ne saurait se les représenter autrement placés que ne l'étaient tous les tableaux du même genre que nous avons rencontrés parmi les ruines grandioses que désignent aujourd'hui les noms de Khorsabad et de Nimroud. Près d'Albistan, dans ces ruines innomées auxquelles nous avons déjà fait allusion, on devine une des dispositions qui caractérisent le plan des palais assyriens. Il y a là deux grands lions, taillés chacun dans une énorme dalle ; l'un est encore debout, tandis que l'autre est renversé sur le côté; mais on n'en voit pas moins qu'ils se faisaient pendant, comme à l'entrée des palais assyriens les taureaux et quelquefois les lions ailés*. Ils gardaient la porte, et c'était entre eux que l'on passait pour pénétrer dans l'habitation du petit souverain, du déré-bey ou prince du défilé, comme on dirait aujourd'hui en Turquie, dont le château commandait les gorges du Pyramus. La dimension des figures correspond bien au rôle que leur assigne cette conjecture; ils ont environ 2 mètres de haut, et, de la tête à la queue, plus de 3 mètres et demi^
Aujourd'hui les beys kurdes, en qui l'on pourrait voir les héritiers des rois hétéens, ne connaissent pas d'autre architecture que l'architecture militaire; ils n'ont, dans toute cette contrée, d'autre préoccupation que de poser leurs châteaux sur les sommets les plus inaccessibles, de couronner les pentes et de barrer les gorges, d'exhausser et d'épaissir le plus possible les murailles de leurs repaires. Ce pays, au
\, PucHSTEiN, Bericht, pp. 30-32.