Tombe de géant. La Marmora, Atlas, \\. III
tomber, et ainsi s'est produite cette diversité dans le détail qui ne réussit pourtant pas à dissimuler l'identité primitive.
Ce que l'on n'a pas, à notre connaissance, retrouvé dans les Baléares, auprès de la Nao, ou de quelque autre monument funéraire, ce sont ces bornes coniques, soigneusement travaillées, qui se rencontrent, en Sardaigne, soit sur le flanc, soit en face de plusieurs Tombes de géants (fig. 32 et 45) ^.
11 semble y avoir une relation du même genre entre un tombeau,
J. La Marmora, Voyage m Sardaigne, U, p. 25 et 27. 2. R, 2&.,II, p. 10-20, pL IIL
Googl(
LES TOMBES DES GÉANTS
dont il ne subsiste plus que rhémicycle, et de grandes pierres brutes fichées en terre qui ne rappellent plus que de loin la figure du cône *. Ce sont de vrais menhirs. Faut-il attribuer ici à ces bornes et à ces pierres levées un caractère symbolique et religieux, analogue à celui que nous avons reconnu aux cônes des temples phéniciens ? Nous sommes d'autant plus tenté de croire à cette intention que, partout dans l'étude des œuvres de la plastique et de l'industrie métallurgiques, nous saisirons la trace de l'influence que la civilisation phéni-