Euiuk. Bas-relief. Exploration, pi. lviii
comme une des figures de lasili-kaïa dont il est la reproduction à peu près identique (fig. 314). A droite de l'autel, dominant le groupe que nous venons de décrire, un taureau est debout sur un haut piédestal, orné de moulures (fig. 329) ; serait-ce le dieu en l'honneur duquel se célèbre la cérémonie? Qu'elles soient à droite ou à gauche de cet autel, les figures de toute cette moitié delà façade sont tournées vers cet autel*.
{. Il n'y a d'exception que pour un bloc (8 du plan), qui a d'ailleurs été déplacé.
LES HETEENS.
Le cortège de gauche commence par une figure singulière, par un bœuf, qui paraît porter un autel sur le dos(fig. 330, 1 du plan) ; des deux côtés de ses jambes de devant, deux larges disques sont figurés dans le champ. Viennent ensuite deux personnages dont Tun joue d'un instrument de musique qui a la forme d'une mandoline au manche de laquelle sont attachés de longs rubans (fig. 331); son voisin, autant
que permet d'en juger Tétat de la pierre, qui est très rongée par les intempéries , porte un animal de petite taille, lièvre , chevreau ou agneau, qui est destiné au sacrifice. Le bas-relief suivant, mieux conservé, fait suite au précédent; il se compose de trois figures (fig. 332).
La première à gauche est encore un musicien.
La tête de ce personnage est intacte ; il paraît souffler dans une trompette qu'il tient de ses deux mains. 11 est coiffé d'un casque hémisphérique dont le bourrelet inférieur se relève pour former sur le Iront un ornement; une autre saillie transversale s'élève jusqu'au sommet du casque ; les cheveux pendent sur les épaules ; l'anneau d'oreille est très visible. Les deux autres figures peuvent être prises pour des bateleurs destinés à amuser la foule. L'un semble attendre devant l'échelle ; ses pieds sont cachés, dans la photographie que reproduit notre dessin, par un bloc de la seconde assise qui est tombé en avant du bas-relief. La troisième figure monte à l'échelle ; mais le sculpteur a craint de masquer les échelons et de rendre ainsi la représentation inintelligible ; il a donc placé son personnage de telle manière qu'il semble gravir le long des montants ; on ne saurait ima-