‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 342 sur 381 · Ibidem, fig · texte numérisé non relu

Ibidem, fig

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de Ninive offrent des figures de femme qui rappellent à certains égards nos figures assises (fig. 280, 281, 337)*; mais celle d'Euiuk ressemble surtout d'une manière frappante à la reine qui tient compagnie, à Assourbanipal, dans un bas-relief de Kotûoundjik^ ; c'est la même pose, le même mouvement des bras, dont Tun tient une coupe et l'autre une fleur ou un éventail. On voit, dans un siège de ville, à Ninive, des personnages gravissant une échelle'^; ils sont placés, comme ceux d'Euiuk (fig. 332), sur le montant, et non sur les échelons; c'est la même naïveté, la même convention. Le sceptre orné, vers le milieu de sa hauteur, d'un anneau qui sert à le saisir, se retrouve dans la main de la principale figure du groupe de Bnvian^\ un éventail y est muni du même appendice. Les autels assyriens sont plus élégants de forme que celui d'Euiuk (fig. 328); mais ils ont ce même caractère d'être pks larges au sommet qu'à la base^

Si les sculpteurs de Boghaz-keui et ceux d'Euiuk se sont si souvent rencontrés, c'est donc, dans une certaine mesure, parce que les uns ou les autres se sont inspirés des mêmes modèles; mais il n'en est pas moins vrai que ces monuments de la Plérie se distinguent, par quelques traits qui leur appartiennent en propre, de tous ceux que nous avions eu l'occasion d'étudier jusqu'ici. L'architecture, nous n'en parlerons pas; on ne connaît pas assez les édifices cappadociens ; de ceux qui ont laissé quelques traces, on n'a que le plan à terre, sans rien de l'élévation; à Euiuk, on ne relève même qu'une faible partie de ce plan. Encore est-il que le système de défense adopté dans la grande place forte du pays diffère, par l'absence des tours, de celui qui avait prévalu dans toute l'Asie antérieure ; de même aussi, ce n'est pas à cette Assyrie dont ils ont si fort subi l'influence que les habitants de ce district ont pu prendre l'idée de ces tombes excavées dans le roc que renferme la vallée d'Aladja. Les Assyriens ont taillé des canaux et des vasques, ils ont ciselé des bas-reliefs, ils ont gravé des inscriptions dans le flanc des collines rocheuses qui, au nord de Ninive, bordent le Tigre et ses affluents; mais ils n'y ont jamais, que nous sachions, creusé de chambres funéraires. Quant à l'Egypte, efle est bien loin pour que, de la Cappadoce, on ait été lui emprunter la disposition de ses hypogées; ce

\, HiMoire de TAH, t. lî, fig. 2ir7.

2. Ibidem, fig. 273. Voir aussi ces figures de dt^esses que, dans une autre scène, on porte en procession {Ibidem, fig. H\

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