Les tleux pien-es
Dessin de Qouin.
(Hg. 48). Dans le même territoire, M. Gouin signale aussi des blocs de
trachyte où sont sculptés, en bas-relief, des phallus (fig. 49 et 50). Ce
symbole et celui du cône permettent de croire que les tribus sardes
avaient une religion où Tadoration des
puissances créatrices de la nature aurait,
comme dans les cultes syriens, tenu une
très grande place. Pour les Baléares, nous
sommes encore moins avancés que pour
la Sardaigne ; mais les cercles de pierres
s'y rencontrent aussi très souvent dans le
voisinage des talayoU *. Là le milieu du
cercle est en général occupé par un de ces
groupes de deux pierres où Ton croit voir des autels (fig. 30).
Des monuments du genre de ces pierres levées, de ces cercles et de ces autels ne nous apprennent pas grand'chose sur les idées et sur les croyances des inconnus qui les ont érigés. Ce que nous avons retrouvé de l'architecture funéraire est un peu plus significatif, sans être encore bien explicite et bien clair. Par leur masse, par leurs dispositions intérieares et par la manière dont ils sont distribués sur le sol, les nouraghes nous ont permis de nous représenter d'une manière un peu moins vague l'état social et les habitudes des tribus sardes; en étudiant les figurines qu'elles ont modelées, les armes et les ustensiles dont elles se servaient, nous pourrons peut-être arriver à faire quelques nouveaux pas dans la voie où nous nous sommes engagés, à soulever un coin du voile qui cache les origines et l'histoire de ce peuple mystérieux.
W et 50. — Bloc avec représentation phallique. Vue de la face supérieure et élévation.