‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 55 sur 381 · Stylets. Teti. Dessin de Baux · texte numérisé non relu

Stylets. Teti. Dessin de Baux

1. Pais, Bumtino, 1884, pp. i 30- 132. Baux et GouiN, Essai, p. 208.

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de croire que c'étaient aussi des armes, des armes de réserve, que l'on portait attachées extérieurement au fourreau du poignard ou pendues au vêlement par un fil passé dans le trou qui traverse la tête de plusieurs de ces objets. Servaient-elles, comme le poignard, à porter un coup à l'ennemi avec lequel on luttait corps à corps? Les employait-on, à petite distance, comme armes de trait, à la manière de l'Espagnol projetant violemment le couteau qu'il a balancé par la pointe? Nous Tignorons ; mais ce devait être une des particularités du soldat sarde, un des caractères auxquels on le reconnaissait dans les grandes armées de mercenaires, que l'habitude par lui contractée d'être pourvu de ces dards et que l'adresse avec laquelle il en jouait.

Nous avons signalé les différentes variétés de poignards qui nous sont connues soit par les statuettes sur la poitrine desquelles ils sont indiqués, soit par les armes trouvées à Teti * , Dans le poignard à garde cruciforme dont la petitesse a causé quelque surprise, on a proposé de reconnaître une décoration militaire*; mais c'est là une de ces conjectures qui, sans pécher contre la vraisemblance, ont ce défaut de ne pouvoir se fonder sur aucun document historique ; on ne saurait citer le moindre texte qui fasse allusion à un usage de ce genre chez les Sardes ou même chez aucun de ces peuples barbares où les Phéniciens recrutaient leurs armées. Pourquoi ne pas admettre que nous avons ici la copie réduite d'une arme en usage chez les Sardes? Sans doute, dans ce type, la longueur de la poignée, qui dépasse celle de la lame, a quelque chose d'inusité; mais dans l'arme réelle, dont la dimension devait être triple ou quadruple de celle des simulacres d'après lesquels nous raisonnons, la lame était encore bien assez longue pour infliger une redoutable blessure ^

Les manches, dans ces poignards, étaient souvent très soignés.

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