‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 92 sur 381 · I. Recovery, t I, p · texte numérisé non relu

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2'' Le milieu de' la face orientale. Là aussi, mais pour une autre raison, les explorateurs anglais ont dû renoncer à fouiller. Une partie de la pente qui descend au Cédron est occupée par des tombes musulm«ties, auxquelles on n'aurait pu toucher sans risquer de provoquer une émeute. On essaya bien de creuser dans quelques endroits où le cimetière s'interrompait; mais là le terrain est formé de menus débris qui, sur ce versant si rapide, n'ont pas trouvé de dessous résistant qui leur permît de se tasser ; il est si meuble et si coulant, que toutes les tentatives faites pour y forer des puits n'aboutirent qu'à compromettre la vie des ouvriers; on dut les abandonner*.

Les nombreux sondages que MM. Warren et Wilson ont exécutés sur toutes les autres faces présentaient de singulières difficultés. Il leur était interdit de donner même un coup de pioche dans l'intérieur du Haram ; ce fut par le dehors qu'ils durent étudier l'enceinte et le relief du rocher qui la supporte. Voici comment ils s'y prirent, avec le concours d'un habile mineur, le sergent Birtles, qu'ils avaient amené d'Angleterre. On savait que la muraille était en talus; on commençait donc à creuser un puits à quelques mètres en avant de la partie visible de cette muraille. Ce puits était carré; ses parois étaient étançonnées au moyen de planches; les ouvriers descendaient et remontaient suspendus par des cordes; pour atteindre le roc, à travers l'épaisse couche de gravats et de tessons, il fallut quelquefois s'enfoncer jusqu'à plus de 33 mètres au-dessous de l'orifice. Du puits^ à différentes hauteurs, on poussait, dans la direction du mur, des galeries dont les côtés et le plafond étaient aussi boisés ; quand on l'avait touché, on cheminait tout le long, par le même procédé, à gauche et à droite, jusqu'à ce que le manque d'air ou les éboulements forçassent de s'arrêter ; il fallait alors, pour continuer, ouvrir un nouveau puits. Le croquis cijoint, quoique, de l'aveu des auteurs, les proportions y soient un peu forcées, donne l'idée de la manière dont ces fouilles ont été conduites (fig. 117). Pour apprécier à leur juste valeur les qualités d'invention et de froide énergie que le capitaine Warren déploya pendant tout le cours de cette longue campagne, il faut lire dans l'ouvrage anglais la relation de ces travaux, entrepris avec un matériel très insuffisant et des ouvriers sans expérience, dans un mauvais terrain, sous les yeux d'autorités jalouses et d'une population très mal disposée*.

Toute cette peine n'a pas été en vain. La partie vraiment inté-

i. Recovert/f t. 1, pp. 153-1 59.

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