‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 122 sur 440 · Josèphe, Guerre judaïque, I, xxi · texte numérisé non relu

Josèphe, Guerre judaïque, I, xxi

3. Guerre judaïque, V, v, 2. La mesure de quatre stades pour l'ancienne enceinte est donnée par Josèphe (Ant. jud., XV, xi, 3). Voir une note de M. de Vogué sur le vrai sens de ce passage, qui a souvent été mal compris (le Temple, p. 49, note 8).

4. Ceci ressort de la description du Portique royal ou Basilique, qui occupait toute la longueur de la face méridionale (cwto Tfjç É<«5aç çapo^o; IM xfy Irae'piov) et qui est dit avoir un stade de long (f«ixoç 8i ardtëtov). Ant. jud., XV, xi, 5.

est-elle établie soit sur des remblais très profonds, soit sur une série de voûtes superposées. Or un des résultats les plus curieux des dernières fouilles, c'est d'avoir démontré que l'angle sud-ouest de l'enceinte, du Haram coupe en biais le Tyropœon et va, de l'autre côté de ce ravin, chercher son point d'appui sur le roc qui en forme le versant occidental, tout en bas de la pente. Un ruisseau coulait jadis au fond de ce pli de terrain, dans un canal que recouvrait une voûte et dont le lit était creusé à même la roche vive; aujourd'hui l'eau filtre encore parmi les décombres et va rejoindre la piscine de Siloam (fig. 108 et 119)'. A l'endroit où les fondations de l'enceinte traversent et bouchent ainsi la vallée, on a, lors de la construction du massif, ménagé un passage à ce courant au moyen de raccords en maçonnerie2. Or ce canal appartient certainement au plus ancien état de la ville, à la Jérusalem des rois de Juda; ce qui le prouve, c'est qu'on a retrouvé là, engagés dans la voûte qu'ils avaient défoncée en tombant, les voussoirs d'un premier pont, d'un pont antérieur à celui qui appartient au système du très grand appareil à refends3 (fig. 107). Là même où il ne rencontre pas les assises inférieures du mur, ce canal ne leur est pas parallèle ; il serpente au plus creux du vallon, s'élargissant de place en place et formant des bassins où l'on pouvait puiser, au moyen de regards pratiqués dans la voûte. L'impression qui est restée aux explorateurs anglais des fouilles qu'ils ont faites sur ce point, c'est que le canal a été creusé dans un temps où l'enceinte du Haram ne venait pas barrer ainsi le ravin. Si le canal et le pont primitif sont antérieurs à la captivité, le mur sud-ouest et le pont supérieur, qui fait corps avec ce mur, ne peuvent être que du temps d'Hérode.

D'ailleurs, ce qui nous est donné comme la partie la plus considérable et la plus belle de l'œuvre d'Hérode, après le temple lui-même, c'est le portique royal, portique formé de trois nefs qui occupait toute la face méridionale4. Ce portique couronnait une terrasse qui dominait de si haut le terrain extérieur et la vallée du Cédron que si, du toit qui le couvrait, on regardait en dehors, on s'exposait, dit Josèphe, à prendre Je vertige. Le mur de soutènement qui portait cet édifice était nécessairement très élevé. L'historien nous dit qu'Hérode « le reconstruisit

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