Tombeau de Medaln-Salih. Euting, p. lï
LA JUDEE.
arrangement que dans les tombeaux juifs ; des l'ours à cercueils, creusés dans la paroi, s'ouvrent tout autour de la chambre funéraire1.
Or les tombes sur lesquelles nous venons d'appeler l'attention portent pour la plupart, gravée dans un cartouche qui a été ménagé au-dessus delà porte, une inscription araméenne où sont mentionnés le
nom du propriétaire de la tombe et quelquefois celui du sculpteur qui a exécuté le monument (fig. 181); toutes ces inscriptions sont datées par une année d'un des rois nabatéens, et, comme on a pu établir la suite de ces rois, on constate que les dix-neuf dates qui ont été tirées de ces textes se répartissent entre l'an 3 avant et l'an 79 après notre ère; ces sépultures forment une série chronologique qui va d'Auguste à Titus. Si donc on avait pu conserver quelque doute au sujet de l'âge des tombeaux de la vallée du Cédron, ces doutes doivent s'évanouir, par le fait même de cette similitude sur laquelle il convenait d'insister. Le tombeau dit d'Absalom et les monuments congénères ne peuvent remonter au delà des derniers Asmonéens et plusieurs d'entre eux sont peut-être contemporains d'Hérode ou postérieurs à la réduction de la Judée en province romaine.
11 y a pourtant, dans ce canton, un monument qui paraît appartenir à une époque bien plus reculée, c'est celui auquel Saulcy, qui a été le premier à le signaler, a donné le nom de monolithe égyptien, nom sous lequel on le trouvera marqué dans notre carte de la Jérusalem des