Id.9 t'6., II, p. 10-20, pi. III
LES TOMBES DES GEANTS
dont il ne subsiste plus que l'hémicycle, et de grandes pierres brutes fichées en terre qui ne rappellent plus que de loin la figure du cône f. Ce sont de vrais menhirs. Faut-il attribuer ici à ces bornes et h ces pierres levées un caractère symbolique et religieux, analogue à celui que nous avons reconnu aux cùnes des temples phéniciens ? Nous sommes d'autant plus tenté de croire à cette intention que, partout dans l'élude des œuvres de la plastique et de l'industrie métallurgiques, nous saisirons la trace de l'influence que la civilisation phéni-
Pierres levées. La Marmora, Atlas, pi. II.
cienne a exercée sur une partie au moins des tribus qui habitaient l'intérieur de l'île.
On ne peut guère méconnaître une pensée analogue dans un monument connu sous le nom de Perda-lunff a, « pierre longue » (fig. 46). Au milieu d'une aire circulaire pavée de grosses dalles et limitée par d'autres pierres plus petites, maintenant éparses sur le sol, se dressaient trois obélisques grossiers, dont l'un, le plus considérable, est maintenant couché sur le sol et brisé en deux morceaux ; l'ensemble est ici restitué tel qu'il existait encore au commencement de ce siècle f.