Fragment d'une épée. Teti
Dessin de Baux.
lout près de la tête de la lame , indique que ce manche s'encastrait dans l'entaille d'une poignée d'os ou de bois. La lame a sur ses deux faces une nervure centrale d'un relief plus ou moins accusé ; elle est, à celte saillie près, de forme à peu près ronde , comme le montrent les sections de plusieurs de ces épées (fig. 90). On remarquera dans les coupes une certaine irrégularité : les faces opposées ne se correspondent pas exactement.
Un autre type, c'est cette épée plate, large et courte que porte la statuette d'Uta (fig. 53). En voici un bel échantillon, qui provient de Teti (fig. 91). La nervure centrale n'est indiquée ici que très légèrement. La poignée forme garde et est travaillée à jour. Une arme qui ne doit pas avoir été d'un usage très commode, c'est 1 epée sans pointe dont nous représentons ici la parfie inférieure (fig. 92).
Des instruments singuliers, ce sont des espèces'de stylets, des baguettes de bronze, longues de 20 à 25 centimètres (fig. 93), qui se terminent en pointe aiguë1.
Leur tête est lourde et assez élégamment ornée. Dans la
plupart de ces stylets, tête et tige cylindrique sont fondues d'une seule pièce ; mais on en recueille aussi où la tête est rapportée. Nous avons déjà rencontré ces stylets indiqués en relief sur l'une des faces de ces poignards votifs qui ont attiré notre attention (fig. 85). 11 y a donc lieu
4. Pais, Bultetlino, 188*, pp. 130-i32. Baux et Goum, Essai, p. 208.