‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 136 sur 349 · îhid,, t. I, fig · texte numérisé non relu

îhid,, t. I, fig

2iO

nous l'avons signalée', ainsi que sur les intailles mycéniennes; dans celles-ci on trouve le type que les archéologues désignent sous le nom d' Ar ternis persiçucj type qui, parle mouvement de la figure, tenant de chaque bras un oiseau ou un livre, rappelle aussi le personnage du bijou d'Égine^ Ce style héraldique, comme on Ta appelé, est d'origine asiatique. D'ailleurs la figure, tout égyptienne qu'elle soit par certains traits, n'est la copie littérale d'aucun des types qu'a créés l'art de rÉgypte. Le bijou n'a donc pas été fabriqué dans le Delta, et il n'y a même pas apparence qu'il soit sorti des ateliers de Sidon; l'ouvrier

107. — Pendant de collier. Or. Hauteur, avec les disques, O^jlîi. Evans, fîg. 6.

phénicien se tient plus près de ses modèles. Ce que Ton sent ici, c'est le résultat de vagues et multiples réminiscences qui, au risque de se contrarier, s'ajoutent et se mêlent les unes aux autres. L'artisan a eu sous les yeux des objets d'origine exotique ; il met à profit ses souvenirs sans s'astreindre à une transcription littérale.

L'influence de l'art oriental se fait encore sentir, mais cette fois par un détail unique, dans un autre objet qui doit être, lui aussi, la pièce centrale d'un collier (fig. 107). Dans un cadre que forme un cercle qui se termine par deux têtes de serpent, il y a quatre figures d'animaux groupées par paires, deux chiens afl'rontés, dont une des pattes, levée, retient une longue perle de cornaline, et deux singes adossés, qui

Page 1