Fibule béotienne
Jahrbuch, 1888, p. 362.
12t. — Fibule béotienne. Jahrbuch, 1888, p. 362.
cercles concentriques (fîg. 122). Ailleurs, on voit paraître, inscrite dans un cercle (fig. 123) ou isolée (fîg. 124), cette étoile formée de quatre feuilles en croix que nous avons rencontrée sur les vases. Les feuilles, si tant est qu'il faille leur donner ce nom,neressemblent pas plus ici que là aux vraies feuilles naturelles; elles sontd'unerégu-
larité absolue. Ici comme sur la poterie peinte, la première image d'un être vivant qui soit venue varier la monotonie de ce décor, c'est celle du canard. On la rencontre sur des fibules d'une facture très archaïque, en Italie comme en Grèce, soit sculptée en relief, soit gravée, tantôt à côté de motifs purement linéaires (fig. 124), tantôt auprès de l'homme ou des grands quadrupèdes (fig. 118) ; elle paraît aussi sur ces fibules à larges plaques incisées qui témoignent d'un art plus avancé. Celles-ci sont particulièrement curieuses ; on y rencontre les mêmes sujets que sur les vases du Dipylon ou des sujets analogues ; le caractère du dessin est tout pareil. C'est ce dont donneront une idée trois fibules qui proviennent d'une tombe de Béotie. L'arc y est formé par trois ou quatre coquilles juxtaposées, dont la dernière se relie à une forte tige un peu arquée, parallèle à la plaque.
De l'autre extrémité de cette tige part la tête de l'aiguille, qui s'articule par un ressort à double spirale (fig. 125). Une des plaques a pour décor d'un côté trois poissons (fig. 126), et de l'autre une croix gammée (fig. 127), motifs dont le peintre céramiste a fait un fréquent usage. Sur une autre fibule du même type, les thèmes sont plus compliqués. Une des faces représente un cheval la tête baissée, comme s'il était en pâture; au-dessous, une étoile et un oiseau, une oie, les ailes
1*25. — Fibule béotienne. Longueur, 0",25. Hauteur de la plaque, O^.IO, largeur, 0'°,083. CoUignon, Note sur des fibules béotiennes, fig. 4.
étendues (6g. 128). Au revers, un navire au-dessus duquel, de chaque côté du màt, sont représentés deux oiseaux placés symétriquement. Sous la ligne brisée des flots, deux poissons nagent vers la droite
(fig. 129). La réunion de ces deux motifs, le cheval et le navire, sur les deux faces d'une même plaque,n'est pas rare et plus d'un vase nous a offert le type du cheval paissant et celui du bateau sous voile, avec le poisson ou l'oiseau comme remplissage (fig. 48, 49). Sur une des faces de la troisième fibule on a une scène de combat. Deux guerriers sont aux prises, et entre les deux un petit personnage vêtu d'une robe, une femme sans doute, fait des gestes de
126. — Fibule béotienne. Hauteur de la plaque, 0*,07. Coiiignon, fig. 5.
— Revers de la plaque.
Collignon, fig. 6.
128. — Fibule béotienne. Largeur de la plaque, O^jSo. CoUignon, fig. 7.