Vasari, Vie de Marc-Antoine
iiistoirp: de l’art pendant la renaissance.
La chaussure enfin, tantôt efiîlée, tantôt arrondie chez les Italiens du xv'’ siècle (t. I, p. 32 1), tend à s’élargir et même à s’écraser. On y reconnaît l’influence des souliers épatés, crevés ou déchiquetés, mis à la mode par François I".
Dans la transformation des modes, les Italiennes
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, Le Costunie au commencement du xvi' siècle. Etude de jeune homme, par Léonard de Vinci. ( Bibliothèque de Windsor.)
s’inspirèrent de principes analogues h ceux qu’avaient suivis leurs pères ou leurs époux : éviter de contrarier l’œuvre de la nature, laisser aux différentes parties du corps le plus de liberté possible.
Prenons la coiffure :
désormais plus de fronts rasés (voy. t. I, p. 820).
Tantôt on laisse flotter les cheveux librement, comme Lucrèce Borgia; tantôt on les déroule en anneaux d’or, comme Isabelle d’Este ; tantôt encore on les fiiit descendre en bandeaux sur les tempes et on termine la coiffure sur l’occiput par une longue tresse, comme Elisabeth d’Urbin et Emilie de Feltre.
Souvent la coiffure consiste en un simple foulard de couleur posé à plat sur la tête ou négligemment roulé autour
des cheveux : portrait de
la prétendue hornanne par Sebastiano del Piombo (gravé p. 9), la Vierge AJdobrandim et la Vierge à In Chaise par Raphaël, etc. La Madone au Lapin du Correge a dû à ce foulard le surnom de « zingarella » (la Bohémienne).
Mêmes cliangements dans le choix des étoffes et dans la coupe des robes. A la cour de Ludovic le More encore, les femmes portaient de lourds vêtements de brocart qui ne leur permettaient de se mouvoir qu’avec gravité et lenteur :
Mover Icnti lenti I piedi snelli '.