I . E di panni di razza, e di cortine
Tessute riccamente c a varie foggie, « Des tapisseries d’Arras et des rideaux
Ornate eran le stalle e le cantine,
Non sale pur, non pur camere e loggie.
richement tissés de toutes sortes de manières
E. Müntz. — II. Italie. L’Age d'Or.
talisa dès lors par la fondation de la villa Madame et par la commande de la Transfiguration de Sebastiano del Piombo; puis Julien de Mèdicis et Laurent de Médicis, l’un le frère, l’autre le neveu de Léon X ; les cardinaux Pucci et Cibo, l’évèque Pandolfini, G. B. Branconio d’Aquila, B. Turini de Pescia, et tant d’autres.
Jamais non plus le besoin de tout raisonner et de tout embellir, le besoin de donner jusqu’aux plus humbles ustensiles, jusqu’aux productions culinaires, les formes plastiques les plus élégantes, ne fut aussi vif. Plus de banquets sans pièces montées dans lesquelles le pâtissier fltisait concurrence au statuaire; la déclamation de poésies, les concerts, les représentations dramatiques, formaient le complément obligé des menus de Léon X. C’était décidément l’épicurisme, dans son acception la moins élevée, non le platonisme, si cher aux premiers Médicis, qui triomphait avec le plus raffiné et le plus prodigue de leurs
héritiers.
Pour que l’évolution des différentes formes de l’art à la cour des Papes fût complète, pour que la Renaissance y jetât des racines protondes, il manquait une chose : c’est que les Romains, non contents d’applaudir aux chefs-d’œuvre nouveaux auxquels leur ville servait d’asile, prissent eux- mêmes en main le compas, l’ébauchoir ou le pinceau. Mais c’eût été leur demander l’impossible. Comme par le passé, à peine trouve t-on de loin en loin un artiste né sur les bords du Tibre, le peintre Jules Romain, le sculpteur et médailleur Gian Cristoforo Romano. Aussi la Renaissance, qui a laissé
ornaient non seulement les salles, les chambres et les galeries, mais encore les écuries et les caves. » {Roland furieux, ch. XLIII, st. cxxxiii.)
1. Nous empruntons cette gravure à l’érudit mémoire de M. Michaelis ; Gcschichte der Slaluenhofes ini Valicanischen Belvedere. Berlin, 1890.
Le Musée du Belvédère, fondé par Jules 11. tac-similé d’une gravure de .Marins Kartarus (iSr^)